Poussé par l’intention affichée par le très nationaliste gouverneur de Tokyo de l’époque Shintaro Ishihara d’acheter ces îles, le Premier ministre d’alors, Yoshihiko Noda, avait annoncé en septembre l’acquisition à un propriétaire privé nippon de trois des cinq îles de cet archipel, au grand dam de Pékin qui les réclame sous le nom de Diaoyu. Le gouvernement Noda avait eu beau affirmer que ce n’était qu’une modification administrative concernant ces îles, Pékin avait vu rouge et dès le lendemain des manifestations antijaponaises, parfois violentes, démarraient un peu partout en Chine. Elles devaient durer une semaine. Mais pour l’ancien diplomate japonais, la décision de Tokyo n’a pas tenu compte du fait que cela avait également un impact sur les eaux alentour, « et c’est devenu un problème diplomatique ».
Dès juin, M. Niwa, alors encore en poste à Pékin, s’était attiré de vives critiques à Tokyo, en déclarant que le rachat prévu par le gouverneur de Tokyo pourrait provoquer « une crise extrêmement grave » entre les deux principales puissances économiques asiatiques. L’acquisition au niveau de l’État a de fait eu des répercussions encore plus graves, tant diplomatiques qu’économiques. « Je pense que le Japon aurait dû prendre cette affaire plus au sérieux et offrir une explication diplomatique à la Chine », a-t-il poursuivi, estimant même que le Japon avait carrément fait « perdre la face » au président chinois Hu Jintao, en annonçant la nationalisation quelques jours après que le dirigeant chinois eut averti le Premier ministre nippon des conséquences d’une telle décision.
Les deux dirigeants avaient eu des entretiens informels en marge d’un sommet Asie-Pacifique à Vladivostok. « La Chine attache beaucoup d’importance au fait de sauver la face, ce que les Japonais ont d’une certaine façon sous-estimé », a encore déclaré l’ancien ambassadeur, qui avait démissionné de son poste en décembre dernier.
(Source : AFP)


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