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Liban

La France rend hommage à Majida el-Roumi, « incarnation de l’idéal patriotique libanais »

Distinction La grande vedette de la chanson arabe élevée au rang d’officier des Arts et des Lettres.
OLJ
26/01/2013
La France vient de rendre hommage à la grande chanteuse Magida el-Roumi en lui accordant l’insigne d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres, une distinction qui lui a été remise par l’ambassadeur de France, Patrice Paoli, au cours d’une cérémonie à la Résidence des Pins.
« C’est une grande joie pour moi de vous accueillir à la Résidence des Pins, ce soir, pour honorer une merveilleuse interprète de la musique arabe, incarnation de l’idéal patriotique libanais, ambassadrice résolue de la paix. Je peux vous dire que toute l’ambassade, toute la résidence attendaient avec impatience ce moment », a dit M. Paoli en accueillant la vedette.
« Vous faites partie de ces personnalités qui, par leur talent, leur sensibilité et leur conviction, forgent une œuvre qui contribue à rapprocher les cultures, a ajouté le diplomate. Votre voix, votre grâce et votre élégance naturelles ont conquis les Libanais – et pas seulement les Libanais ! –, qui n’ont cessé de voir en vous une immense artiste, déterminée à faire triompher le vivre-ensemble. »
Après avoir évoqué sa prestigieuse filiation – son père, Halim el-Roumi, est un musicien et compositeur à succès, qui a notamment découvert la célèbre chanteuse Feyrouz – et les hasards heureux de ses débuts – elle subjugue le jury de l’émission « Studio el-Fan », en 1974, et remporte la médaille d’or –, M. Paoli va citer certains des grands succès de Majida el-Roumi, une femme qui, par ailleurs, est « parfaitement francophone » et « profondément attachée à la culture française et à la France (...) où elle s’est produite et où un public fidèle suit sa carrière ».
« Enfin, je voudrais rendre hommage à la femme engagée avec détermination en faveur de la paix, enchaîne le diplomate. Malgré les moments douloureux et les déceptions, vous n’avez jamais cédé à l’abattement. Vous avez défendu sans relâche l’idée d’un Liban souverain, indépendant et préservé de la violence aveugle. Vos mots, suspendus au-dessus des clivages politiques et communautaires, sonnent juste dans le cœur de beaucoup d’hommes et de femmes. Nous avons en tête ce discours que vous avez prononcé après l’assassinat de Gebran Tuéni et ce cri, “Bikaffi !”, “Assez !”. Assez de sang versé, assez d’espoirs brisés. »
Ambassadrice de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture depuis onze ans, vous vous êtes produite à d’innombrables reprises pour lever des fonds au service d’ONG internationales et au profit d’associations caritatives arabes œuvrant en faveur des plus défavorisés (...) Après avoir écouté l’une de vos chansons, ce ne sont pas que des mots que nous emportons avec nous, mais des graines d’espérance que vous semez, celles d’un pays réconcilié, apaisé, bercé par la beauté du verbe », a conclu M. Paoli.

Un grand privilège
« Me retrouver ce soir dans ces magnifiques salons de votre ambassade qui a vu naître le Grand Liban en tant que République indépendante est pour moi un grand privilège », a répondu, dans son mot de remerciement, la grande vedette de la chanson arabe.
« C’est avec fierté que je reçois cette distinction (...) De notre bel Orient berceau des civilisations (...) je voudrais ce soir rendre hommage à la France qui a été et demeure l’une de mes sources d’inspiration. La France de Victor Hugo et d’Émile Zola, qui se dresse contre la misère, celle de Thérèse de Lisieux qui s’élève en sainteté en dépit des épreuves de l’âme, celle d’Édith Piaf qui chante un hymne à l’amour ( ...) la France de toutes les mobilisations... Celle des milliers de jeunes femmes et hommes de la Résistance française qui ont su s’élever contre la tyrannie, l’humiliation, la servitude, et qui resteront à jamais pour moi un exemple de lutte acharnée pour l’honneur, l’identité, l’indépendance et l’unité de toute une nation (...) Profondément marquée par leur exemple, j’ai décidé de mettre ma voix au service d’un Liban souverain, de son peuple tant éprouvé, au service de la paix dans tout le Moyen-Orient et à la gloire du Seigneur. »

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