Des véhicules de la police des frontières israélienne bloquent une rue dans la ville arabe de Taybé, alors que les forces de sécurité mènent des recherches à la suite de plusieurs attaques par arme à feu survenues en Israël, le 7 juin 2026. Photo Ilia Yefimovich / AFP
Les autorités israéliennes ont libéré une footballeuse palestinienne après six jours de détention à la suite d'une convocation par la police de Jérusalem, a déclaré sa mère lundi à l'AFP.
Wissam Halawani a indiqué que la police israélienne avait libéré sa fille, Rand Halawani, 20 ans, dimanche vers 20h30 (17h30 GMT), mais qu'elle était assignée à résidence pour cinq jours. Sollicitée par l'AFP, la police israélienne a déclaré que « l'enquête est toujours en cours, et les éléments de preuve continuent d’être recueillis et examinés », confirmant le maintien de la suspecte en résidence surveillée.
La Fédération palestinienne de football a salué sa libération dans un communiqué publié tard dimanche. « Rand Halawani respire la liberté », a écrit la fédération sur les réseaux sociaux, en partageant une image de la joueuse portant le maillot rouge de la sélection palestinienne.
La police israélienne avait indiqué la semaine dernière que Mme Halawani avait été arrêtée, en même temps qu'un jeune homme de 18 ans, dans le cadre d'un incident survenu à Jérusalem, au cours duquel des objets avaient été lancés depuis un balcon sur des manifestants défilant dans une rue en contrebas, sans préciser la date de cet incident. Israël détient environ 95 femmes derrière les barreaux, selon le Club des prisonniers palestiniens, principale organisation de défense des détenus palestiniens. « Le nombre de prisonnières [augmente] quotidiennement en raison de campagnes d'arrestations continues et croissantes en Cisjordanie, y compris à Jérusalem », a écrit l'association dans un communiqué publié lundi.
Le nombre de détenus palestiniens dans les prisons israéliennes s'élève à environ 9.500 personnes, selon les chiffres du Club des prisonniers. Leurs conditions de détention font l'objet de critiques de la part d'organisations de défense des droits de l'homme, dont des associations israéliennes. L'administration pénitentiaire israélienne assure agir dans le cadre de la loi.


Joseph Aoun à l’Iran : Le Liban n'est pas votre pays, mais le nôtre