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Liban

Le Conseil des ministres envisage un plan sécuritaire pour tout le Liban

La situation à Tripoli et l’attaque armée contre le ministre Fayçal Karamé ont été au centre du Conseil des ministres ordinaire qui s’est tenu hier au Sérail sous la présidence de M. Nagib Mikati.

Un débat s’est engagé sur l’opportunité de transférer le dossier de l’attaque à la Cour de justice, réclamée par un groupe de ministres, dont le ministre d’État pour les Affaires du Parlement, Nicolas Fattouche, qui a jugé qu’un laisser-aller à ce niveau « aurait des conséquences désastreuses ». Quoi qu’il en soit, la prolifération des armes à Tripoli a donné lieu à un débat qui s’est vite développé pour s’articuler autour de la nécessité de lutter contre ce phénomène sur l’ensemble du territoire nationale. Le chef du gouvernement devait insister dans ce contexte sur la nécessité d’accélérer les procédures judiciaires. Celles engagées contre le groupe d’islamistes commenceront la semaine prochaine, a précisé le ministre de la Justice, Chakib Cortbaoui.


Quoi qu’il en soit, son collègue de l’Intérieur, Marwan Charbel, relevait à juste titre que les miliciens à Tripoli bénéficient de la couverture de forces politiques et que c’est à ce niveau précis que le problème devrait être réglé en priorité, pendant que M. Waël Bou Faour, ministre des Affaires sociales, insistait sur la nécessité de ne pas se contenter de mettre en application les mandats judiciaires qui concernent Tripoli seulement, mais de prendre les mêmes mesures sur l’ensemble du territoire national. « C’est parce qu’on s’est tu sur des problèmes de sécurité qui se sont posés, notamment à Saïda, que la situation s’est dégradée à Tripoli », a-t-il déploré.


Le fait est que le Conseil des ministres a fini par décider d’établir un plan de sécurité nationale dont l’élaboration a été confiée aux deux ministres de l’Intérieur et de la Défense. Il sera examiné au cours du prochain Conseil des ministres qui se tiendra à Baabda.

Le mariage civil aux calendes grecques
 La séance s’est ouverte par une allocution de M. Mikati qui a exposé aux ministres les résultats de sa récente visite en Arabie saoudite, avant d’insister sur l’organisation des législatives dans les délais ainsi que sur l’élaboration d’une loi électorale qui réponde aux aspirations et aux orientations des Libanais. Selon lui, le texte proposé par le gouvernement représente une bonne base pour un débat autour de la loi électorale.

 

(Lire aussi : Loi électorale : réunion de la dernière chance aujourd’hui)


Le chef du gouvernement a ensuite opposé une fin de non-recevoir à l’initiative du président Michel Sleiman au sujet de l’institution du mariage civil au Liban, affirmant vouloir « éviter les discussions stériles en ces moments où l’on a surtout besoin de rapprocher les points de vue entre les Libanais ». « Ce sujet n’est pas à l’ordre du jour actuellement », a-t-il martelé. « Et quand comptez-vous le sortir du tiroir ? » s’est empressé de demander le ministre Fadi Abboud qui a obtenu pour seule réponse : « Ce dossier est de mon ressort en tant que Premier ministre. »

 

(Pour mémoire : L’avant-premier « mariage civil » au Liban d’un point de vue légal)


Le Conseil des ministres a par ailleurs demandé au ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, de lui présenter une nouvelle étude fondée sur les chiffres de 2012 avant de se prononcer sur le plan que ce dernier lui a soumis en vue d’une meilleure distribution du courant. M. Bassil propose trois options au gouvernement : adopter dans toutes les régions libanaise, Beyrouth comprise, le même régime pour la distribution du courant électrique, améliorer la distribution dans les zones qui paient leurs factures et la réduire dans celles où le courant est volé, ou encore faire payer plus ceux qui ont le plus le courant électrique. Aucune des trois n’a été retenue par le gouvernement.

 

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Un débat s’est engagé sur l’opportunité de transférer le dossier de l’attaque à la Cour de justice, réclamée par un groupe de ministres, dont le ministre d’État pour les Affaires du Parlement, Nicolas Fattouche, qui a jugé qu’un laisser-aller à ce niveau « aurait des conséquences désastreuses ». Quoi qu’il en soit, la prolifération des armes à Tripoli a donné lieu à un débat qui s’est vite développé pour s’articuler autour de la nécessité de lutter contre ce phénomène sur l’ensemble du territoire nationale. Le chef du gouvernement devait insister dans ce contexte sur la nécessité d’accélérer les procédures judiciaires. Celles engagées contre le groupe d’islamistes commenceront la semaine prochaine, a précisé le ministre de la Justice, Chakib Cortbaoui.
Quoi qu’il en soit, son...
commentaires (6)

Vous gagez qu'ils vpnt ramasser les fusils des chasseurs ? Et la Sécurité animale serait rétablie...

SAKR LEBNAN

11 h 06, le 23 janvier 2013

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Commentaires (6)

  • Vous gagez qu'ils vpnt ramasser les fusils des chasseurs ? Et la Sécurité animale serait rétablie...

    SAKR LEBNAN

    11 h 06, le 23 janvier 2013

  • Le seul "plan sécuritaire pour tout le Liban" valable est la promesse faite par notre éminent ministre de l'Intérieur : faire arrêter tous les éléments armés sur le territoire.

    Robert Malek

    09 h 46, le 23 janvier 2013

  • Un "plan sécuritaire pour tout le Liban" doit concerner toutes les milices, y compris celle du Hezbollah, sinon il n'a aucun sens. Serait-ce vraiment l'ambition de notre gouvernement? Est-il permis de rêver?

    Yves Prevost

    09 h 35, le 23 janvier 2013

  • Un plan sécuritaire pour tout le Liban?waf waf....arrêtez,je suis mort de rire...commencez donc par Chiyah....avant de penser à "tout le Liban"...ou par Tripoli,par exemple...pauvres types!

    GEDEON Christian

    07 h 10, le 23 janvier 2013

  • Il n'y a QU'UN qui serait VIABLE ! Le RAMASSAGE immédiat de TOUTES les ARMES...

    SAKR LEBNAN

    02 h 19, le 23 janvier 2013

  • Libanais, vous désirez le mariage civil ? Eh bien c'est "du ressort" (!!) du chef de votre sublime gouvernement. Il vous concèdera une loi instituant le mariage civil facultatif le jour où son humeur le lui inspirera. Au prochain siècle peut-être, lorsque Hajj Najib se rendra compte que son turban n'est plus de bon aloi. Entre-temps, dans le pays des sots, vous continuerez à avoir des enfants "illégitimes" sans identité ni aucun droit, comme le couple Khouloud Succarieh et Nidal Darwiche qui vient de célébrer un mariage civil imaginaire !!

    Halim Abou Chacra

    20 h 43, le 22 janvier 2013

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