Les députés Michel Pharaon et Serge Tersarkissian ont soumis hier à la commission restreinte un projet de loi électorale majoritaire à deux tours « élaboré par un groupe de penseurs en majorité chrétiens et originaires de régions périphériques », et donc soucieux de participation.
Voici, pour l’essentiel, les détails de ce projet de loi :
« Les élections se tiennent en deux tours, sur base de la loi électorale retenue à Doha, mais avec des amendements dans le découpage des circonscriptions, dans le nombre des députés par circonscription et leur répartition (exemple, le siège maronite de Tripoli, le siège druze de Beyrouth ou encore celui des minorités ou des protestants qu’il faut ajouter aux députés d’Achrafieh, la séparation des deux circonscriptions de Baalbeck et du Hermel, etc.).
« 1) Premier tour de qualifications. Chaque communauté élit ses propres députés sur base de la répartition actuelle des sièges. Exemple : les candidats grecs-catholiques peuvent se présenter dans l’une des 8 circonscriptions où des sièges leur sont prévus : Zahrani, Jezzine, Chouf, Metn-Nord, Beyrouth I, Zahlé (2 sièges) et Baalbeck-Hermel. Les électeurs votent pour le candidat de leur choix, dans les circonscriptions où ils sont inscrits. Les électeurs de circonscriptions où aucun siège grec-catholique n’est prévu votent dans la circonscription la plus proche de leur lieu de résidence, fixé avant le vote sur les listes électorales (exemple, les grec-catholiques de Nabatiyeh votent à Jezzine).
« Est qualifié pour le second tour le candidat qui recueille au moins 20 % de voix. Ce critère peut faire l’objet de négociations ; on peut ainsi choisir de retenir les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix, dans une circonscription donnée.
« 2) Deuxième tour. Le second tour se fait à la majorité et sur base de la loi retenue à Doha, amendée. Le second tour se tient un mois après la publication des résultats du premier tour. Le vote se fait sur base du lieu de résidence inscrit sur la carte d’identité, pour assurer un maximum de participation et de brassage confessionnel. »
Voici, pour l’essentiel, les détails de ce projet de loi :« Les élections se tiennent en deux tours, sur base de la loi électorale retenue à Doha, mais avec des amendements dans le découpage des circonscriptions, dans le nombre des députés par circonscription et leur répartition (exemple, le siège maronite de Tripoli, le siège druze de Beyrouth ou encore celui des minorités ou des protestants qu’il faut ajouter aux députés d’Achrafieh, la séparation des deux circonscriptions de Baalbeck et du Hermel, etc.).
« 1) Premier...

