La couverture du nouveau CD « Move On ».
Déjà introduite dans nos pages pour son premier e-single, Summer Days, sorti en 2011, accessible à tous et téléchargeable gratuitement, elle renouvelle l’exploit avec la même énergie et certitude, tout comme son dernier titre, Move On, qui est, dit-elle, un « appel à aller de l’avant ».
Idéaliste, peut-être, mais parfaitement lucide et bien organisée, la miss a lentement élaboré son projet, chiffres et études à l’appui, jouant les vases communicants entre son métier officiel, qui lui assure une certaine sécurité matérielle, et cette passion dans l’ombre, qui lui assure un bonheur sans faille. « Comme je m’affiche artiste digitale, je n’ai pas envie de me matérialiser quelque part. » Lamice devient une musique, une voix, un concept et un projet artistique libre, tant dans le fond que dans la forme, qui ne dépend en rien d’un producteur ou d’une scène et qui s’impose, précise-t-elle, sans « l’égo de l’artiste et tout ce qu’il y a autour ». « Je veux montrer comment un compositeur-musicien peut exister et s’épanouir seul à travers les nouvelles technologies », souligne-t-elle.
Pour aller à la rencontre de Lamice et de ses deux singles, il suffit donc de taper
www. lamice.com. Deux
vidéoclips, réalisés par Franck Janin et visibles sur youtube, ont accompagné le « lancement » des titres Summer Days et Move On. Dans le dernier, où elle met en avant les téléréalités, Lamice s’est peut-être glissée quelque part, figurante presque visible qui s’amuse à jouer au chat et à la souris, à être sans paraître. « J’ai écrit cette chanson en 2006, confie-t-elle. C’était une année de grands changements dans ma vie et ma vie professionnelle “officielle” – j’avais pris le risque alors de démarrer une carrière indépendante. J’y parle surtout de ces émissions de téléréalité qui sont hélas dans l’air du temps, des castings souvent cruels devant un jury qui se permet tout, même le cynisme, l’insulte et la dérision. » Alors, elle fait tout le contraire. « Dans le clip, tout le monde a le droit à son quart d’heure de gloire, les beaux, les moches, les bons et les nuls », précise-t-elle.
Et ça marche... Ravie d’avoir entendu son premier single dans une boîte de nuit locale, lors d’un de ses passages au Liban, et de voir les gens danser, elle persévère avec, dit-elle, des valeurs, une philosophie et un groupe de travail précieux, à leur tête le producteur Alain Sawaya et le DJ électro Julien Majorel, qui me permettent de simplement divertir les gens. Le public virtuel de Lamice a entre 13 et 24 ans. Il est international et surtout, il croit en ce nouveau média et les sujets universels que l’artiste désire mettre en avant.
Dans cette double vie qui semble lui donner l’équilibre idéal, professionnel, personnel et émotionnel, la jeune femme, qui investit beaucoup en termes de temps et d’argent, semble heureuse. « Les choses ne sont pas faciles, mais ce n’est pas grave. J’ai encore tant de mélodies, de projets et de messages à communiquer... » On ne peut que lui souhaiter de « move on », continuer.

