Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’AIEA échoue dans ses négociations avec l’Iran

De nouveaux pourparlers prévus le 12 février à Téhéran.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a subi un nouvel échec dans ses négociations avec l’Iran sur un contrôle de son programme nucléaire controversé, et l’attention se focalise dorénavant sur la prochaine réunion, fin janvier, entre l’Iran et les grandes puissances.
Après deux jours de « discussions intensives » à Téhéran, mercredi et jeudi, « des divergences subsistent quant à une approche structurée en vue d’analyser une éventuelle dimension militaire du programme nucléaire iranien », à visée militaire selon les Occidentaux, purement civil d’après Téhéran. « Aucun accès à la base militaire de Parchin n’a été garanti », a précisé le chef des inspecteurs de l’agence onusienne, le Belge Herman Nackaerts, hier à son retour à Vienne, venant de la capitale iranienne. Dans un communiqué interne aux États membres, l’agence onusienne évoque des divergences « importantes ». Selon un diplomate occidental proche de l’AIEA, « Téhéran a mis sur la table des conditions inacceptables ».
Toutefois, les inspecteurs de l’AIEA et les négociateurs iraniens (qui ont à leur tête leur représentant à l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh) ont convenu de se retrouver le 12 février à Téhéran. M. Soltanieh a reconnu hier que « certaines divergences ont été résolues, mais c’est un dossier très complexe. Il n’y a pas eu d’accord et les négociations avancent ». Il a dit « espérer » que l’AIEA tiendra compte « des points de vue » de l’Iran en vue de parvenir à un accord. Mais tant que l’Iran n’aura pas signé d’accord, les inspecteurs « n’auront pas accès aux sites qu’ils souhaitent visiter », a-t-il prévenu, soulignant que « l’agence ne peut aller sur des domaines qui pourraient mettre en danger notre sécurité nationale ». Dans l’après-midi, réagissant à l’échec des négociations, Washington s’est dit « très déçu ».
Une précédente réunion à la mi-décembre n’avait duré qu’une journée et chaque camp avait alors salué de « bonnes » discussions en vue d’un accord en janvier. Mais, dès la semaine dernière, le directeur de l’AIEA, le Japonais Yukiya Amano, avait douché les espoirs de percée, déclarant à Tokyo qu’il « n’était pas vraiment optimiste ». Les discussions entre l’AIEA et l’Iran, qui traînent depuis un an, portent sur la signature d’un « accord global », permettant aux experts onusiens d’enquêter librement sur le programme nucléaire iranien. L’AIEA souhaite un accès plus large à certains sites, documents ou responsables scientifiques, notamment un accès à la base militaire de Parchin, qui pourrait avoir abrité des tests d’explosions conventionnelles susceptibles d’être utilisées pour déclencher une bombe atomique. Une demande de nouveau rejetée par l’Iran, qui a affirmé qu’il n’y avait aucune activité nucléaire sur ce site militaire et que l’AIEA l’avait déjà inspecté à deux reprises en 2005, sans résultat.
(Source : AFP)
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a subi un nouvel échec dans ses négociations avec l’Iran sur un contrôle de son programme nucléaire controversé, et l’attention se focalise dorénavant sur la prochaine réunion, fin janvier, entre l’Iran et les grandes puissances.Après deux jours de « discussions intensives » à Téhéran, mercredi et jeudi, « des divergences subsistent quant à une approche structurée en vue d’analyser une éventuelle dimension militaire du programme nucléaire iranien », à visée militaire selon les Occidentaux, purement civil d’après Téhéran. « Aucun accès à la base militaire de Parchin n’a été garanti », a précisé le chef des inspecteurs de l’agence onusienne, le Belge Herman Nackaerts, hier à son retour à Vienne, venant de la capitale iranienne....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut