Le bouleversement des règles séculaires sur la succession a été adopté par les dirigeants du Commonwealth en octobre 2011, soit bien avant l’annonce de la grossesse de Kate en décembre dernier. Mais à l’approche du vote parlementaire sur cette réforme qui jouit d’un fort soutien populaire et de l’approbation des principaux partis, quelques réticences se font entendre. Le principal sujet de ces inquiétudes est la possibilité désormais offerte par la réforme à un héritier au trône d’épouser un ou une catholique. Jusqu’alors, de telles unions étaient prohibées sans conversion préalable. L’interdit remonte au schisme anglican au XVIe siècle, et aucune règle n’a été prévue concernant les autres religions, comme l’islam ou le judaïsme. Problème : le changement législatif fait naître la possibilité pour un enfant élevé dans la religion catholique d’accéder au trône. Ce qui reste interdit, le monarque étant le « gouverneur suprême » de l’Église d’Angleterre et « défenseur de la foi ».
Des amis du prince Charles, héritier au trône et père de William, ont indiqué au Daily Mail cette semaine qu’il craignait que le gouvernement n’ait pas pris en considération toutes les implications de cette nouvelle législation et de ses effets sur les relations entre l’État et l’Église officielle d’Angleterre. Le Premier ministre David Cameron a cependant démenti qu’il y ait le moindre problème, assurant aux députés mercredi que cette question avait été « réglée et avalisée » en « lien étroit » avec le palais de Buckingham. Mais le prince Charles n’est pas le seul inquiet : l’ancien archevêque de Cantorbéry lord George Carey a également mis en garde contre « les propositions inconsidérées pouvant contrarier le délicat équilibre constitutionnel ». Et les membres de la Chambre des lords, la Chambre haute du Parlement, ont mis sur le gril le vice-Premier ministre Nick Clegg cette semaine, l’interrogeant en particulier sur l’empressement du gouvernement à voir adopter cette réforme, et au peu de temps alloué au débat parlementaire sur ce sujet.
Lord Peter Goldsmith, ancien attorney général chargé de conseiller le gouvernement travailliste de Tony Blair sur des sujets d’ordre légal, a souligné que changer des lois vieilles de centaines d’années constituait un « moment historique » tout en jugeant « inquiétant » de vouloir accélérer la réforme. « Si la question du (rôle du monarque en tant que) défenseur de la foi est remis en question, cela amène à la question de savoir si l’Église d’Angleterre doit être privée de son statut officiel », s’est alarmé l’un de ses collègues conservateurs, lord Ian Lang.
(© AFP)


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Enfin la fin des conneries provoquées par cet obsédé sexuel décapiteur d'Henry VIII...le schisme le plus cucul de l'histoire de la chrétienté...quand même fou de voir un peuple attaché à la légende d'un roi qui ne trouvait rien de mieux à faire qu'envoyer ses épouses au billot pour s'en débarasser!
00 h 39, le 12 janvier 2013