La justice maintient la fermeture d’une télévision de l’opposition
La justice koweïtienne a rejeté hier un recours de la chaîne de télévision al-Youm, proche de l’opposition, contre une décision gouvernementale de fermeture, a annoncé l’avocat de la station, Me Nawaf Sari. L’avocat a estimé qu’il s’agissait d’une décision « politique ». Le ministère koweïtien de l’Information avait annoncé le 20 décembre la fermeture de la chaîne pour son manquement à des mesures administratives.
Maroc
Peines réduites en appel pour cinq opposants
Cinq militants du mouvement du 20-Février, qui réclame davantage de réformes au Maroc, ont vu leurs peines réduites à six mois de prison ferme hier par une cour d’appel de Casablanca, la plus grande ville du royaume. Ils ont également été condamnés à payer chacun 7 500 dirhams (environ 720 euros) d’amende. En première instance, ces cinq prévenus, en détention depuis juillet, date à laquelle ils avaient participé à une manifestation, avaient écopé de huit à dix mois de prison pour des violences à l’encontre des forces de l’ordre.
Émirats arabes unis
Des femmes liées à un groupe islamiste interrogées
La justice émiratie interroge plusieurs femmes liées à un groupe d’islamistes dont les membres ont été arrêtés en juillet pour complot contre la sûreté de l’État, a indiqué le procureur des Émirats arabes unis, Salem Saïd Kobaïch, cité hier par l’agence WAM. M. Kobaïch n’a pas précisé le nombre de ces femmes et si elles risquent d’être placées en détention à l’issue des interrogatoires.
Afghanistan
L’OTAN critique une commande de chars de Kaboul
Un haut responsable de la mission de l’OTAN en Afghanistan a mis en cause hier la demande de Kaboul pour des chars destinés à combattre les insurgés, en faisant valoir qu’un tel armement rappelait l’invasion soviétique, mais était peu adapté à la contre-insurrection contemporaine. Des responsables afghans ont aussi demandé la semaine dernière, selon certains médias, des drones et des avions de combat afin de renforcer la capacité militaire du pays.
Centrafrique
Début de pourparlers cruciaux alors que les rebelles exigent la CPI pour Bozizé
La rébellion centrafricaine a entamé de façon virulente les négociations avec le pouvoir hier à Libreville, en exigeant non seulement le départ du président François Bozizé, mais aussi qu’il soit traduit devant la Cour pénale internationale (CPI) pour « faits de crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Après une conquête éclair de la majeure partie du pays depuis le 10 décembre, le Séléka (rebelles) reproche de nouveau au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l’accord de paix global de Libreville de 2008. Les débats doivent porter principalement sur la renégociation de ces accords de paix.
Libertés
Sortie « normale » aujourd’hui d’un journal dont la censure a révolté les Chinois
Un hebdomadaire réformiste chinois, récemment victime d’une censure qui a déclenché en réaction une vaste mobilisation en Chine en faveur de la liberté d’expression, sera comme à la normale imprimé et distribué aujourd’hui, selon un de ses journalistes. Le Nanfang Zhoumo avait, dans un billet du Nouvel An, appelé la Chine à des réformes politiques, et notamment au respect des libertés fondamentales. Cet éditorial a été profondément remanié sur instruction du département de la propagande de la province du Guangdong, où est basée la publication.
Défense
Le Japon veut vite doper son budget militaire à cause de tensions régionales
En pleine crise diplomatique avec la Chine, le nouveau gouvernement conservateur japonais a annoncé qu’il prévoyait de consacrer rapidement 1,6 milliard d’euros au renforcement des équipements militaires dans le cadre d’une rallonge budgétaire destinée à doper l’économie. « Nous avons besoin d’améliorer nos équipements à un moment où l’environnement sécuritaire du Japon est devenu plus dur : la Corée du Nord a procédé à deux lancements tests de missiles l’année dernière, et les tensions avec la Chine se poursuivent », en raison d’un conflit territorial en mer de Chine orientale, a précisé un responsable du ministère de la Défense.
Religion
L’Église allemande rompt avec un chercheur qui enquêtait sur la pédophilie
L’Église catholique allemande a annoncé hier avoir rompu sa collaboration avec un chercheur qui enquêtait depuis 2011 sur les actes pédophiles commis par des prêtres, et assuré être à la recherche d’un nouveau partenaire pour relancer ces recherches. Le chercheur a rejeté la responsabilité de cette rupture sur l’attitude de certains prélats, notamment du diocèse bavarois de Munich et Freising, qui lui avaient demandé de soumettre toutes ses recherches « pour approbation » avant une éventuelle publication.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef