Le leader du Parti socialiste progressiste, le député Walid Joumblatt, a dénoncé hier « certaines prises de position et fatwas (décrets religieux) qui sont émises dans certains pays arabes et qui consistent à interdire de féliciter les non-musulmans à l’occasion de leurs fêtes et occasions religieuses », qualifiant ces « fatwas » de mesures surprenantes et incompréhensibles « dans des États qui ont été le théâtre de révolutions populaires au nom de la liberté d’opinion sur les plans politique, religieux et de la presse ». « Ces pays ont déjà beaucoup souffert de l’hégémonie et de la dictature dans tous les aspects de la vie publique », a relevé M. Joumblatt.
Le leader du PSP s’est interrogé sur le fait de savoir « s’il est possible qu’en 2013, les Égyptiens remettent en question une Constitution établie en 1923 et qui stipule l’égalité des Égyptiens devant la loi et leur permet de jouir des mêmes droits civiques et politiques, quelles que soient leur race, leur langue ou leur religion ». « N’est-ce pas un recul, quand la Constitution ottomane de 1876 est plus développée, du fait qu’elle stipule l’égalité entre Ottomans malgré leur religion ? » a-t-il ajouté.
« Les peuples arabes ont payé cher pour se défaire des régimes dictatoriaux et pour revendiquer leur liberté, leur dignité et leurs droits fondamentaux. Il est normal qu’ils n’acceptent pas toute nouvelle forme d’hégémonie qui ruinerait tous leurs sacrifices », a conclu Walid Joumblatt.
Le leader du PSP s’est interrogé sur le fait de savoir « s’il est possible qu’en 2013, les Égyptiens remettent en question une...

