Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Venezuela

Chavez toujours absent, l’opposition en appelle à l’arbitrage du Tribunal suprême

Alors que gouvernement et opposition s’affrontent sur l’investiture de Chavez, les habitants de Caracas vaquent à leurs occupations quotidiennes. Carlos Garcia Rawlins/Reuters

L’épreuve de force se poursuit au Venezuela entre le gouvernement, partisan d’un report de la prestation de serment du président réélu Hugo Chavez – prévue pour demain par la Constitution –, et l’opposition, qui a demandé au Tribunal suprême de justice (TSJ) de « se prononcer » pour éviter ce qu’elle qualifie de crise institutionnelle.
Hier matin, l’opposition a pris la communauté internationale à témoin en alertant dans une lettre l’Organisation des États américains (OEA) d’un risque de « violation de l’ordre constitutionnel » si le président Hugo Chavez, réélu en octobre et hospitalisé depuis le 10 décembre à Cuba, ne se présentait pas demain à Caracas pour prêter serment. Selon l’opposition, la menace d’un vide constitutionnel plane sur le Venezuela alors que le régime de Hugo Chavez a déjà indiqué que le président et son gouvernement resteraient en fonctions au-delà de la date de cette investiture. « Si la prestation de serment du président n’a pas lieu le 10 janvier et si on n’active pas les dispositions constitutionnelles relatives à la défaillance provisoire du président de la République, on aura commis une grave violation de l’ordre constitutionnel du Venezuela, qui affectera l’essence de la démocratie », a écrit dans sa lettre la coalition de l’opposition vénézuélienne, la Table de l’unité démocratique (MUD). Peu après, le chef de file de l’opposition, Henrique Capriles, a demandé au Tribunal suprême de justice de « se prononcer » sur ce « conflit de nature constitutionnelle ». « Il faut qu’il y ait un arbitrage de cette institution », a-t-il dit. « Nous ne sommes pas en monarchie. Nous ne sommes pas dans un système cubain » où l’on se passe le pouvoir « d’individu à individu », a-t-il lancé.
Comme l’Église catholique lundi, M. Capriles a également fustigé le mystère entretenu par les dirigeants vénézuéliens sur l’état de santé du président. « Je ne sais pas pourquoi ils ne sont pas capables de dire la vérité », a-t-il déclaré, appelant le gouvernement à dire si le président sera présent ou non le 10 janvier. L’opposant, qui avait été battu par M. Chavez à la présidentielle d’octobre dernier, a par ailleurs demandé aux présidents latino-américains de ne pas « se prêter au jeu » du gouvernement en répondant à son invitation à se rendre au Venezuela demain, alors que les chefs d’État bolivien Evo Morales – très proche de M. Chavez – et uruguayen Jose Mujica ont déjà confirmé leur venue. Lundi, le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello, n° 3 du régime vénézuélien, avait évoqué la présence de « nombreux chefs d’État de pays amis » demain en marge d’une « grande manifestation » de soutien à M. Chavez prévue à Caracas. Cette manifestation a été qualifiée par M. Capriles de « message terrible, comme s’il s’agissait d’une guerre », assurant qu’il n’allait pas appeler ses partisans à se mobiliser demain afin d’éviter toute confrontation.
Enfin, en soirée, les États-Unis ont exprimé leurs souhaits de « prompt rétablissement » à M. Chavez, malgré les relations extrêmement tendues avec Caracas.
(Source : AFP)
L’épreuve de force se poursuit au Venezuela entre le gouvernement, partisan d’un report de la prestation de serment du président réélu Hugo Chavez – prévue pour demain par la Constitution –, et l’opposition, qui a demandé au Tribunal suprême de justice (TSJ) de « se prononcer » pour éviter ce qu’elle qualifie de crise institutionnelle.Hier matin, l’opposition a pris la communauté internationale à témoin en alertant dans une lettre l’Organisation des États américains (OEA) d’un risque de « violation de l’ordre constitutionnel » si le président Hugo Chavez, réélu en octobre et hospitalisé depuis le 10 décembre à Cuba, ne se présentait pas demain à Caracas pour prêter serment. Selon l’opposition, la menace d’un vide constitutionnel plane sur le Venezuela alors que le régime de Hugo...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut