Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a démenti hier, dans un communiqué, son intention de proroger son mandat, qui expire le 15 septembre 2014.
Cette mise au point a pour objet de démentir des informations de presse qui l’accusent de chercher à se faire nommer mufti de la République à vie et d’avoir sondé à cet effet les milieux proches de l’ancien chef de gouvernement, Saad Hariri, précise le communiqué.
Le texte attribue « ces allégations mensongères » aux détracteurs du mufti, qui cherchent à proroger d’un an le mandat du collège électoral, venu à expiration le 31 janvier 2012, une décision que le dignitaire religieux sunnite considère comme nulle et non avenue.
Le communiqué assure que le mufti quittera Dar el-Fatwa au soir même de l’expiration de son mandat. Ce dernier, précise-t-on, s’est étendu sur sept ans, soit quatre ans de mandat et trois ans de mandat prorogé.
On sait qu’un grave différend oppose le mufti au courant du Futur, qui lui reproche ses orientations politiques indépendantistes. Le mufti insiste pour organiser l’élection du nouveau collège électoral dans les trois prochains mois, alors que le collège électoral actuel, dominé par le 14 Mars, souhaite que ce scrutin soit reporté d’un an, en raison de la situation politique extrêmement délicate que vit le pays.
On relève dans les milieux du courant du Futur que le mufti se conduit comme si la situation au Liban était ordinaire, alors même qu’en octobre dernier, l’attentat contre Wissam el-Hassan a prouvé que la machine à tuer qui élimine, l’un après l’autre, des responsables du 14 Mars montre que les assassins rôdent toujours. On sait que parmi les personnalités menacées d’élimination, selon des rapports de services secrets, figure le mufti de Tripoli, Malek Chaar, l’une des personnalités pressenties pour succéder au mufti actuel.
Cette mise au point a pour objet de démentir des informations de presse qui l’accusent de chercher à se faire nommer mufti de la République à vie et d’avoir sondé à cet effet les milieux proches de l’ancien chef de gouvernement, Saad Hariri, précise le communiqué.
Le texte attribue « ces allégations mensongères » aux détracteurs du mufti, qui cherchent à proroger d’un an le mandat du collège électoral, venu à expiration le 31 janvier 2012, une décision que le dignitaire religieux sunnite considère comme nulle et non avenue.
Le communiqué assure que le mufti quittera Dar el-Fatwa au soir même de l’expiration de son mandat. Ce dernier,...

