Les affrontements opposaient des rebelles à des combattants pro-régime du Front populaire de la libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) dans ce camp où vivent 150.000 Palestiniens, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales.
Les habitants de Yarmouk, situé sur la ligne de confrontation entre les forces du régime et les insurgés qui essaient de pénétrer dans le coeur de la capitale, cherchaient lundi des lieux sûrs dans le camp ou ailleurs à Damas.
"Il y a un grand mouvement de panique ce matin. Selon des rumeurs d'origine inconnue, les habitants avaient deux heures (de 06H00 à 08H00) pour sortir", a déclaré au téléphone à l'AFP Issam, employé dans une organisation internationale, qui n'a lui-même pas pu rentrer chez lui dimanche "à cause des combats qui avaient lieu dans la plupart des rues et des tireurs embusqués".
Selon le quotidien Al Watan, proche du pouvoir, "la rue principale du camp de Yarmouk a été le théâtre de combats violents entre entre le FPLP-CG et les hommes armés, et l'armée syrienne a utilisé l'aviation pour détruire les repaires" des rebelles.
Selon l'OSDH, au moins huit civils ont été tués dimanche dans le raid aérien sur Yarmouk, le premier en 21 mois de conflit.
Parallèlement, la banlieue est de la capitale a été la cible lundi de raids aériens et une colonne de fumée montait de Zamalka, fief insurgé à 3 km à l'est de Damas.
Dans le centre du pays, des affrontement ont lieu à Halfaya, près de Homs, lorsque les rebelles ont attaqué des positions de l'armée au lendemain d'un bombardement qui a tué au moins 23 personnes dimanche, selon l'OSDH.
A Alep (nord), des combats ont éclaté près du siège des services de renseignements de l'armée de l'air, dans le nord-ouest de la ville, selon la même source.
Selon Al Watan, l'armée "a brisé le siège imposé à la prison centrale depuis cinq semaines" à Alep et a entrepris de reconquérir l'école d'infanterie prise ce week-end par les rebelles à 25 km au nord de la ville.
"La reprise de l'école d'infanterie est une question de temps", a assuré le quotidien, soulignant que la bataille pour ce site avait "coûté la vie à près de 2.000 hommes armés depuis près d'un mois".
Selon un dernier bilan de l'OSDH, les violences ont fait au moins 160 morts dimanche à travers le pays: 85 civils, 40 rebelles et 35 soldats.

