Rechercher
Rechercher

Liban - Commémoration

Les étudiants PNL ravivent le souvenir de Gebran Tuéni

Pour la deuxième année consécutive, l’organisation estudiantine du PNL marque le septième anniversaire de la disparition de Gebran Tuéni assassiné par ceux qui ont voulu supprimer celui qui a inspiré à toute une génération de jeunes la révolte contre l’occupant.

Simon Dergham, Michelle Tuéni et Dory Chamoun remettant un souvenir à Emile Khoury. Photo Marwan Assaf


Une fois n’est pas coutume. Pour instaurer la tradition au sein d’une organisation estudiantine en pleine restructuration, le Parti national libéral (PNL) a tenu à rendre hommage à la mémoire de Gebran Tuéni cette année encore, face au bâtiment du Nahar, place des Martyrs. Devant une photo du journaliste marchant aux côtés de Dany Chamoun, les partisans et étudiants du PNL se sont réunis hier, en particulier en réponse à l’interdiction à laquelle ils ont fait face en essayant d’organiser une célébration similaire il y a quelques jours à l’Université libanaise à Fanar. Des personnalités politiques nombreuses étaient présentes dans un climat rassembleur, et le PNL a tenu à honorer cinq journalistes du quotidien an-Nahar : Ghassan Hajjar, Nabil Bou Monsef, Sarkis Naoum, Émile Khoury et Rajeh Khoury, tous présents à la cérémonie.
C’est Simon Dergham, président de l’organisation estudiantine du parti, qui s’est exprimé en premier lieu. « Nous essayons cher Gebran, a-t-il dit, de perpétuer les principes que ton journal a su instaurer. Tu es resté grand jusqu’au martyre. Aujourd’hui, nous ne pouvons que remarquer combien tous les propos que tu tenais concernant le Liban et le régime Assad en Syrie étaient vrais. Toi qui espérais voir un jour tomber ce despote, tu assistes aujourd’hui à sa fin, et Beyrouth qui ne t’a pas oublié ne laissera pas les forces du 7-Mai l’envahir. Forte du printemps arabe que ton journal a affermi, Beyrouth se redressera. »
De son côté, Michelle Tuéni a remercié le PNL pour son geste annuel. « Depuis que j’étais enfant, je voyais la photo d’un homme sur le bureau de mon père, a-t-elle dit. Je ne savais pas qui il était puisqu’il ne faisait pas partie de notre famille. Gebran me disait qu’il appartenait à la famille de tous les Libanais libres, Dany Chamoun. Je ne voudrais pas ce soir parler de Gebran et répéter les clichés. Je voudrais juste dire aux jeunes qu’ils étaient le pari de Gebran, lui qui était étroitement proche d’eux. La vraie vengeance de Gebran ne s’accomplira que quand les jeunes du Liban prendront leur sort en main, quand l’armée libanaise sera seule souveraine au Liban, quand au moins un des criminels qui ont commis les attentats sera arrêté, quand tout despote qui aura comploté contre nous tombera. »
Ensuite, le député Jamal Jarrah (courant du Futur) s’est adressé à Gebran. « Quand tu faisais ton fameux serment, place des Martyrs, tu ne parlais pas à tous les Libanais. Tu l’espérais, il est vrai, mais tu ne parlais qu’aux libres de ce pays. Ceux qui ne t’ont pas entendu abhorrent jusqu’à présent la liberté et les hommes libres, et préfèrent le crime qui attente à la vie de ces derniers. Partout, ton sang fleurira en révolutions, tu créeras l’unité entre les passionnés de liberté », a dit M. Jarrah. Pour sa part, Philippe Bustros, membre du conseil municipal de Beyrouth, a mis le point dans son discours sur le serment de Gebran qui crée « une prise de conscience » et qui rappelle « la nécessité d’avoir un État fort, souverain ». « J’entends Gebran crier aujourd’hui à l’encontre de tous les corrompus qui gouvernent ce pays. Où est la réforme ? Où est le changement ? Commençons par mettre en place une loi électorale juste qui ne soit pas faite à la mesure des partis et des individus, une loi qui intègre les jeunes dans le jeu politique, comme l’aurait voulu Gebran », a-t-il déclaré.
Les jeunes du PNL des différentes régions du pays ont ensuite lu des citations de Gebran Tuéni, pour rappeler combien ce journaliste reste d’actualité. Ils ont tenu à remercier le député Marwan Hamadé qui était présent, le « martyr vivant que Dieu a sauvé pour que subsiste le Liban des libres ». Enfin, et avant que les réunis ne se dirigent vers le monument des Martyrs pour y déposer une couronne de fleurs pour Gebran Tuéni et Samir Kassir, le président du PNL, Dory Chamoun, s’est rappelé « Gebran du temps de sa jeunesse, quand à l’école il accumulait les punitions pour ses idées avant-gardistes ». « Cet enfant qui est devenu ce grand journaliste nous a laissé en une courte période un bagage politique et un courant de pensée qui inspirent les nouvelles générations, a-t-il indiqué. Nous avons foi en ce pays et nous ne serons pas pessimistes. Tant que nous avons la foi, nous conduirons ce pays vers la stabilité. Avec l’aide de l’armée libanaise qui fait déjà un bon travail à Tripoli, nous réussirons. Avec ces jeunes si patriotes, cela est possible. Et que ceux qui en sont dérangés sachent que leur heure de gloire est révolue. Les temps ont changé. »
Une fois n’est pas coutume. Pour instaurer la tradition au sein d’une organisation estudiantine en pleine restructuration, le Parti national libéral (PNL) a tenu à rendre hommage à la mémoire de Gebran Tuéni cette année encore, face au bâtiment du Nahar, place des Martyrs. Devant une photo du journaliste marchant aux côtés de Dany Chamoun, les partisans et étudiants du PNL se sont réunis hier, en particulier en réponse à l’interdiction à laquelle ils ont fait face en essayant d’organiser une célébration similaire il y a quelques jours à l’Université libanaise à Fanar. Des personnalités politiques nombreuses étaient présentes dans un climat rassembleur, et le PNL a tenu à honorer cinq journalistes du quotidien an-Nahar : Ghassan Hajjar, Nabil Bou Monsef, Sarkis Naoum, Émile Khoury et Rajeh Khoury, tous...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut