Ainsi, l’agence Markazia a annoncé que les gardiens du pénitencier ont réussi hier à faire échec à une nouvelle tentative d’évasion collective d’éléments du groupuscule islamiste Fateh el-Islam.
Selon les rares indications disponibles, une vingtaine d’éléments sont impliqués dans cette tentative d’évasion. Les prisonniers avaient notamment scié les barreaux de la bibliothèque du centre de détention et pratiqué une brèche dans le mur d’enceinte de son atelier, pourtant condamné.
Aussitôt informées, les autorités judiciaires ont demandé au magistrat Dany Zeenni de se rendre sur place pour l’enquête, tandis que les forces de sécurité étaient placées en état d’alerte, pour prévenir d’éventuelles émeutes.
De son côté, le chef du comité des parents des détenus islamistes, cheikh Nabil Rouhayem, démentait la nouvelle et affirmait que la situation était normale à Roumieh.
Rappelons que, début novembre, une autre tentative d’évasion, également avortée, avait eu lieu dans la même prison.
Par ailleurs, les autorités avaient annoncé que trois membres de Fateh el-Islam avaient réussi à s’évader de la prison de Roumieh, en octobre dernier, sans que les gardiens ne s’en aperçoivent.
Le ministre de l’Intérieur s’était insurgé contre la gestion négligente de ce centre de détention, et cinq agents, dont le directeur du pénitencier, avaient été placés aux arrêts.
À l’état de vétusté et au surpeuplement du pénitencier, s’ajoute en effet une corruption dont les contours demeurent indéfinis. C’est ainsi que des prisonniers prennent souvent la parole, à partir du pénitencier, après avoir été joints par les médias audiovisuels locaux, sur des sujets touchant à leurs conditions de détention.
On sait pourtant qu’à l’intérieur de la prison, les portables sont strictement interdits.

