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Lifestyle - Exposition

Une soirée avec Liliane Tyan

Liliane Tyan va soulever, ce soir à partir de 18 heures, « Le voile d’Isis », au Beirut Exhibition Center, pour une soirée unique. L’occasion pour ceux qui connaissent son travail de découvrir sa nouvelle sélection de toiles et, pour les autres, d’aller à la rencontre de l’artiste qu’elle est devenue et qui expose pour la seconde fois dans ce lieu devenu incontournable.

Deux tableaux du cru 2012.

Ce matin, Liliane Tyan a le trac. Normal pour une personne qui prend, discrètement, les choses à cœur et qui sent, cette fois-ci, qu’elle pénètre complètement l’antre sacré des artistes-peintres. Aujourd’hui, Liliane Tyan - Help Lebanon a cédé toute la place à Lhyla, la peintre qui occupe les murs du BEC « le temps d’une soirée » au cours de laquelle elle présente 50 toiles de son dernier cru.
Car la « chère nouvelle artiste », comme l’a surnommée son ami et complice Raymond Audi qui a deviné dès les premières touches un talent en attente, ouverte aux compliments mais toujours à l’écoute des critiques, a profité de ces dernières années pour travailler, travailler et encore travailler. Poursuivre le dialogue avec sa matière de prédilection, l’acrylique, ces tonalités qu’elle s’est si bien appropriées, du vert foncé au blanc, en passant par le rouge passion et tous les ocre de la terre, une diversité d’outils avec lesquels elle grave, aplatit la peinture, enlève, rajoute, et enfin la nature, qu’elle perçoit à travers son regard abstrait et figuratif.
C’est dans son atelier, un vrai cette fois-ci, et non plus chez elle, sur son balcon, qu’elle a pu poursuivre sa recherche de formes souvent imprécises, de lignes, horizontales ou verticales, qui tracent leurs sillons dans la toile, de taches carrées, d’arbres fondus dans un brouillard de couleurs, de paysages aujourd’hui reconnaissables. La touche de Lhyla y est partout transparente, quand l’artiste le désire, comme son Voile d’Isis, ou intense, comme l’impatience et la générosité de cette femme boulimique de travail et de partage.
« Tout le monde m’a encouragée à mes débuts », raconte-t-elle, se souvenant avoir (re)commencé à peindre pour offrir une toile à la fille d’une amie. Suivront une longue série de « cadeaux » avant la première exposition informelle à Rachana, au profit de Help Lebanon.
En 2010, Tyan débarque au Beirut Exhibition Center sur la pointe des pieds, intimidée par tous les artistes qui l’ont précédée et qui la suivront. Sa « nature dans tous ses états » se tiendra à l’occasion des 30 ans de « Help Lebanon » et les bénéfices iront, en partie, à l’embellissement des rues de Beyrouth et du Liban.
Cette année, elle arrive seule, exposant son travail en véritable artiste qui peut à présent jouer dans la cour des grands. Soutenue, comme elle l’a été dès le début, par Raymond Audi, « un encouragement inlassable et soutenu », par Amal Traboulsi, Randa Armanazi, ravie de lui céder les lieux pour cette exposition brève mais importante, mais aussi, cette année, last but not least, par le critique d’art Joseph Tarrab, véritable référence dans le domaine au Liban.
C’est après avoir vu et scruté dans le silence ces nombreuses œuvres que Tarrab a, d’une certaine façon, donné son aval à l’exposition en signant l’introduction du catalogue. « Il m’a rassurée », confiera Liliane Tyan. Rassurant, en effet, l’avis d’un professionnel qui a su apprécier, ici, « l’approche métaphorique du paysage », la peinture « sombre et mystérieuse, avec des tonalités diffuses et des éclats de couleurs sertis dans la masse, ou lumineuse et diaphane avec blancheurs et des transparences qui, elles aussi, font office de voile ». Rassurantes également les réactions en avant-première – Lhyla a déjà vendu une vingtaine de tableaux à la veille de l’évènement –, rassurantes enfin ces toiles abouties qui vont faire valser les murs du Beirut Exhibition Center en ce 12/12/2012. Chiffre magique, dit-on pour cette rencontre d’un autre type...
Ce matin, Liliane Tyan a le trac. Normal pour une personne qui prend, discrètement, les choses à cœur et qui sent, cette fois-ci, qu’elle pénètre complètement l’antre sacré des artistes-peintres. Aujourd’hui, Liliane Tyan - Help Lebanon a cédé toute la place à Lhyla, la peintre qui occupe les murs du BEC « le temps d’une soirée » au cours de laquelle elle présente 50 toiles de son dernier cru. Car la « chère nouvelle artiste », comme l’a surnommée son ami et complice Raymond Audi qui a deviné dès les premières touches un talent en attente, ouverte aux compliments mais toujours à l’écoute des critiques, a profité de ces dernières années pour travailler, travailler et encore travailler. Poursuivre le dialogue avec sa matière de prédilection, l’acrylique, ces tonalités qu’elle s’est si bien...
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