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Bahreïn juge huit policiers pour avoir torturé des détenus

Huit policiers bahreïnis ont été mis en examen pour avoir torturé des détenus dans la foulée de la répression de manifestations menées par les chiites en 2011, a indiqué lundi le ministère public.

"Cinq cas ont été transmis à des Cours spéciales, après l'inculpation de huit policiers, dont un lieutenant", a indiqué le ministère public dans un communiqué transmis par l'agence officielle BNA.

Les chefs d'accusation vont de "utilisation de la torture pour obliger un accusé à avouer à coups entraînant une infirmité permanente, en passant par insultes et attaques physiques", selon ce communiqué.

En septembre, un policier avait été condamné à sept ans de prison pour le meurtre d'un manifestant durant le mois de mobilisation anti-régime qui s'est achevé après une brutale répression mi-mars 2011.

Les autorités indiquent mettre en oeuvre les recommandations d'une commission d'enquête indépendante mise sur pied par le roi, qui a confirmé que les forces de sécurité avaient eu recours à une force excessive face aux manifestations de début 2011.

Menés par la majorité chiite, les protestataires se sont soulevés dans le cadre du Printemps arabe pour la démocratie et contre la dynastie sunnite au pouvoir.

Après cette répression, des manifestations sporadiques menées par des chiites, le plus souvent hors de la capitale, ont continué à Bahreïn, royaume situé dans un point stratégique du Golfe, en face de l'Iran, et hébergeant une importante base américaine.

Huit policiers bahreïnis ont été mis en examen pour avoir torturé des détenus dans la foulée de la répression de manifestations menées par les chiites en 2011, a indiqué lundi le ministère public.
"Cinq cas ont été transmis à des Cours spéciales, après l'inculpation de huit policiers, dont un lieutenant", a indiqué le ministère public dans un communiqué transmis par l'agence officielle BNA.
Les chefs d'accusation vont de "utilisation de la torture pour obliger un accusé à avouer à coups entraînant une infirmité permanente, en passant par insultes et attaques physiques", selon ce communiqué.
En septembre, un policier avait été condamné à sept ans de prison pour le meurtre d'un manifestant durant le mois de mobilisation anti-régime qui s'est achevé après une brutale répression mi-mars 2011.
Les autorités...