La réunion des présidents, rapporteurs et membres de commissions parlementaires s’est tenue au domicile de Boutros Harb. Les petits-fours en font foi. Photos Sami Ayad
M. Harb a pris la parole à l’issue d’une réunion élargie des présidents, rapporteurs et membres de commissions parlementaires appartenant au 14 Mars. Il a affirmé qu’il est « inacceptable de confisquer les prérogatives du président de la commission », jugeant qu’il s’agit d’une contravention à l’article 27 du règlement interne de l’Assemblée nationale.
Rappelons qu’en date du 14 novembre, la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice s’était réunie en l’absence de son président, Robert Ghanem, sur convocation de son rapporteur, le député du Hezbollah Nawwar Sahili. Par la suite, le président de la Chambre avait annoncé son intention de convoquer les commissions parlementaires conjointes à débattre de la loi électorale, faisant fi de l’exercice de l’autorité au sein des commissions.
On rappelle que, depuis l’assassinat, le 19 octobre dernier, du chef des renseignements de la police, Wissam el-Hassan, l’opposition réclame la chute du gouvernement et boycotte les séances parlementaires comprenant des ministres, ainsi que la conférence de dialogue national.
« La décision du 14 Mars de boycotter les réunions a été imposée par l’énorme échec du gouvernement ainsi que par l’utilisation des armes illégitimes », a martelé Boutros Harb lors de sa conférence de presse.
Et de poursuivre : « Le 14 Mars a le courage d’assumer la responsabilité de sa démarche », soulignant que le boycott est un droit démocratique.
Les participants à la réunion ont de ce fait critiqué la convocation par le chef du législatif des commissions parlementaires, en l’absence de leur président, dénonçant « un précédent dangereux et inconstitutionnel ». Ils ont annoncé, par ailleurs, qu’une délégation du 14 Mars se rendra chez Nabih Berry pour clarifier ses positions.
Boutros Harb a enfin réitéré l’appel du 14 Mars à la démission du gouvernement de Nagib Mikati et à la formation d’un cabinet capable de relancer le dialogue entre les Libanais.


Vraiment CLAIRVOYANT, ce Sheïkh éhhh Maronite !
11 h 23, le 01 décembre 2012