Le Koweït organise demain ses deuxièmes législatives en moins d’un an, mais ce scrutin ne pourrait sortir le riche émirat pétrolier de la crise. En effet, l’opposition – islamiste, nationaliste et libérale –, qui conteste un amendement de la loi électorale, a fait campagne pour le boycott du scrutin et exige des réformes de fond. Le taux de participation sera un test décisif pour la popularité de l’opposition et du gouvernement dans ce pays, perçu chez ses voisins du Golfe comme un pionnier de la démocratie avec un Parlement élu depuis 1962. « Le Koweït est à la croisée des chemins. Le résultat du vote sera décisif pour l’avenir du pays », a déclaré un candidat chiite, Abdelwahed al-Khalfan. « Si le taux de participation est inférieur à 35/40 %, l’opposition en sortira renforcée. Mais s’il dépasse les 50 %, comme nous l’espérons, ce sera un important stimulant pour le prochain Parlement », a-t-il précisé. « Nous nous attendons à un taux de boycott de 70 %. Nous estimons que la campagne de boycott a été un grand succès », a affirmé l’ex-député de l’opposition Mohammad al-Dallal. « Nous sommes optimistes que le prochain Parlement ne durera pas longtemps car il est rejeté par de larges tranches de la population. Il est déjà dépourvu de toute légitimité populaire et constitutionnelle », a-t-il ajouté, indiquant qu’après le scrutin, l’opposition va mener campagne pour inciter au boycott du gouvernement et du Parlement. En l’absence de figure importante de l’opposition, les 50 sièges de la Chambre seront remportés par des candidats progouvernementaux. L’opposition contrôlait 36 des 50 sièges de la Chambre dissoute en février. La campagne électorale a été terne, avec une timide participation aux rassemblements des candidats. Répliquant aux appels au boycott, le gouvernement a organisé une campagne à la télévision d’État pour convaincre les électeurs de voter. Et l’émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a exhorté les Koweïtiens à exercer leur droit démocratique.
Le Koweït organise demain ses deuxièmes législatives en moins d’un an, mais ce scrutin ne pourrait sortir le riche émirat pétrolier de la crise. En effet, l’opposition – islamiste, nationaliste et libérale –, qui conteste un amendement de la loi électorale, a fait campagne pour le boycott du scrutin et exige des réformes de fond. Le taux de participation sera un test décisif pour la popularité de l’opposition et du gouvernement dans ce pays, perçu chez ses voisins du Golfe comme un pionnier de la démocratie avec un Parlement élu depuis 1962.« Le Koweït est à la croisée des chemins. Le résultat du vote sera décisif pour l’avenir du pays », a déclaré un candidat chiite, Abdelwahed al-Khalfan. « Si le taux de participation est inférieur à 35/40 %, l’opposition en sortira renforcée. Mais s’il...
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