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Culture - Exposition

Leur truc en plumes, plumes d’oiseaux

Les oiseaux du paradis, ça existe. Il faut courir, voler pour aller les voir au National Geographic Museum.

Plongées des deux scientifiques photographes dans une nature intacte.

Dans cette exposition intitulée «Oiseaux du paradis, étonnante évolution aviaire, on les retrouve dans un magnifique écrin de luxuriance tropicale, tranchant avec la palette vive de leur plumage dans cette verdure humidifiée. Ils ont été captés par les objectifs de deux scientifiques, autant qu’artistes de la photographie et aventuriers, qui ont été les rechercher dans leur habitat naturel en Nouvelle-Guinée. Ils se nomment Tim Laman et Edwin Scholes. Le premier est biologiste et grand photographe et le second un ornithologue de renom. De cette chasse au trésor, ils dévoilent pour la première fois 39 espèces, repérées en 18 expéditions, durant environ une décade. Ils les présentent en photographies, sur écran digital et jeux interactifs.
Une des vidéos explique que les plumages extravagants, les danses de séduction, les vocalises bizarres témoignent d’une évolution rendue possible par l’éloignement de toute source d’altération de l’habitat des oiseaux en Nouvelle-Guinée, qui offre une abondance de nourriture et compte peu de prédateurs. Cet environnement sécurisant laisse donc du temps libre aux oiseaux «qui alors se concentrent sur leur “look” et ici il n’est question que de paraître sexy car seuls les oiseaux mâles sophistiqués attirent une femelle». Un comportement qui, à travers des milliers d’années, aurait modelé et embelli l’aspect des espèces à travers un étalage de plumes aux formes et aux tonalités les plus
extraordinaires.

Extravagants
Une autre vidéo montre le rituel de l’accouplement qui donne la vedette à la danse du mâle, qu’il crée lui-même dans un cadre de son choix.
Laman et Scholes font remarquer: «Les gens sont attirés par les oiseaux du paradis pour deux raisons: l’extraordinaire apparence de chacun des spécimens et leur incroyable diversité. Ils intriguent parce qu’ils sont étrangers à l’image que nous avons de l’oiseau normal. Ils nous rappellent les créatures mythiques d’un autre âge et défient nos préconceptions de la nature. Les oiseaux du paradis et leur extravagance contredisent notre vue ordinaire de la nature.»
Au début du XXe siècle, ces oiseaux sont devenus hors de prix à cause de la fascination des femmes qui s’en paraient. Puis, les environnementalistes de l’époque (dont la société Audubon) ont mis un holà à ce carnage. C’est cette même fascination qu’ont eue les deux photographes et qui les a poussés à opérer en Nouvelle-Guinée et à réaliser, outre des photos, un documentaire qui sera diffusé sur la chaîne de télévision National Geographic. Ils étaient aussi émerveillés de se retrouver dans un coin de la planète où ils ont vu ce qu’ils n’avaient jamais vu auparavant. Des oiseaux jouant de «leur truc en plume, plumes d’oiseaux», comme le chantait Zizi Jeanmaire.
Dans cette exposition intitulée «Oiseaux du paradis, étonnante évolution aviaire, on les retrouve dans un magnifique écrin de luxuriance tropicale, tranchant avec la palette vive de leur plumage dans cette verdure humidifiée. Ils ont été captés par les objectifs de deux scientifiques, autant qu’artistes de la photographie et aventuriers, qui ont été les rechercher dans leur habitat naturel en Nouvelle-Guinée. Ils se nomment Tim Laman et Edwin Scholes. Le premier est biologiste et grand photographe et le second un ornithologue de renom. De cette chasse au trésor, ils dévoilent pour la première fois 39 espèces, repérées en 18 expéditions, durant environ une décade. Ils les présentent en photographies, sur écran digital et jeux interactifs.Une des vidéos explique que les plumages extravagants, les danses de...
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