Ehud Barak se retire de la vie politique. Roni Schutzer/AFP
« J’achèverai mes fonctions de ministre de la Défense avec la formation du prochain gouvernement dans trois mois », a précisé M. Barak, âgé de 70 ans et considéré comme le numéro deux du gouvernement. « La politique n’est qu’un des moyens d’apporter sa contribution à l’État », a-t-il ajouté. Il s’est toutefois refusé à dire s’il accepterait ou non d’être nommé « à titre personnel » par le Premier ministre Netanyahu dans le prochain gouvernement. Ce dernier, favori dans les sondages, peut désigner une personnalité non membre du Parlement à la tête d’un ministère.
« Je tiens à exprimer mon estime personnelle au ministre de la Défense Ehud Barak. Nous nous connaissons depuis plusieurs décennies », a déclaré M. Netanyahu, cité dans un communiqué de ses services. « Je connais votre importante contribution à l’armée israélienne et à la sécurité d’Israël, ainsi que votre contribution au gouvernement (...) sur des sujets qui sont très importants pour la sécurité des citoyens israéliens et de l’État. C’est la raison pour laquelle je voudrais vous remercier », a-t-il ajouté, s’adressant à M. Barak lors d’une cérémonie au ministère de la Défense. « J’espère que Barak continuera à œuvrer à la réalisation de la vision sioniste d’un État juif, démocratique et assuré de sa sécurité, vivant en paix avec ses voisins », a réagi pour sa part l’ex-ministre des Affaires étrangères et ancienne dirigeante du parti Kadima Tzipi Livni.
La décision de M. Barak est intervenue cinq jours après la fin de l’opération israélienne « Pilier de défense » contre les groupes armés palestiniens de Gaza, dont M. Barak a tiré un bilan positif « pour le moment ». Selon les commentateurs, elle est liée à un rapport de force qui lui est défavorable en vue des élections.
Après avoir quitté le Parti travailliste en janvier 2011 pour conserver son poste de la Défense qu’il occupe depuis cinq ans dans le gouvernement Netanyahu, il a fondé le parti Hatzmaout (indépendance en hébreu) avec quatre autres députés travaillistes dissidents. Mais cette formation a eu beaucoup de mal à décoller avant d’être créditée, selon un sondage publié vendredi, de 4 sièges (sur 120). Ce score pouvait difficilement lui donner un poids politique suffisant pour espérer conserver la Défense que convoitent plusieurs caciques du Likoud, le parti de droite de M. Netanyahu, tel que l’actuel ministre des Affaires stratégiques Moshe Yaalon, un ancien chef d’état-major. Selon les médias, M. Netanyahu avait refusé de s’engager formellement à maintenir M. Barak à la Défense. Le lobby des colons et les formations d’extrême droite ont mené campagne ces derniers mois pour obtenir sa tête, en l’accusant de « freiner » la colonisation en Cisjordanie occupée.
Son départ, si la majorité actuelle sortait renforcée des élections ainsi que le prédisent les sondages, pourrait renforcer les partisans d’une ligne dure aussi bien contre l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas que vis-à-vis de l’Iran, ennemi juré d’Israël.
(Source : AFP)


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C’ÉTAIT A PRÉVOIR ! !
13 h 20, le 27 novembre 2012