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Économie - Réunion

Échec du sommet européen sur le budget de l’UE

Les positions des dirigeants de l’UE sont encore trop éloignées pour parvenir à un accord.

Le Premier ministre britannique David Cameron, un des principaux obstacles à la conclusion d’un accord, a dénoncé la méthode employée par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy. « Nous avons besoin de tailler dans les dépenses que nous ne pouvons pas nous permettre », a-t-il soutenu. Georges Gobet/AFP

Les dirigeants européens ont échoué hier à s’entendre sur le budget de l’UE 2014-2020, leurs positions étant encore trop éloignées pour parvenir à un accord qu’ils devront tenter de trouver lors d’un prochain sommet au début de l’année prochaine.
Les 27 chefs d’État et de gouvernement « se sont séparés sans accord », a indiqué une source européenne en fin d’après-midi. « C’est terminé », a confirmé une autre source, une troisième précisant qu’il n’y avait « pas d’accord ».
Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré avoir reçu mandat de continuer le « travail » pour rechercher un « consensus ». « Un accord est possible en début d’année prochaine », a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse, faisant état d’un « degré suffisant de convergences » entre les dirigeants des 27. « Je commencerai des consultations dès la semaine prochaine », a-t-il dit.
Avant même le début du sommet, jeudi, chacun s’accordait à reconnaître qu’un échec à ce stade n’était pas « dramatique » car il n’y avait pas encore urgence à arrêter dès maintenant le budget pluriannuel.
Les dirigeants européens avaient repris leurs travaux vendredi matin après une journée entière de rencontres bilatérales la veille avec M. Van Rompuy, et également entre eux.
Mais ils ne sont pas parvenus à résoudre leurs divergences, à la fois sur le montant des coupes demandées par certains États membres et sur la répartition de ces réductions de dépenses entre les différentes politiques européennes.
Le Premier ministre britannique David Cameron, un des principaux obstacles à la conclusion d’un accord, avait estimé hier matin, avant la reprise des travaux, qu’il n’y avait « pas eu assez de progrès à ce stade ».
Il avait dénoncé la méthode employée par M. Van Rompuy. « Ce n’est pas le moment de faire du bricolage, il ne s’agit pas de déplacer de l’argent d’un poste budgétaire à l’autre. Nous avons besoin de tailler dans les dépenses que nous ne pouvons pas nous permettre », avait-il soutenu.
Une source britannique a accusé M. Van Rompuy d’un « manque de préparation » du sommet, estimant que cela avait rendu les négociations « plus difficiles ».
Dans son dernier projet de compromis sur le budget européen, M. Van Rompuy maintenait sa proposition initiale de budget à 973 milliards d’euros, soit 1,01 % du PIB européen.
Mais il redistribuait les financements prélevés sur certains postes, pour les réallouer aux politiques les plus affectées par les coupes.
« C’est déshabiller Pierre pour habiller Paul », a ironisé un diplomate. La Politique agricole commune, qui, dans la première proposition de M. Van Rompuy, avait perdu 25,5 milliards d’euros, récupère huit milliards dans la seconde par rapport à la coupe prévue. La politique de cohésion, qui bénéficie aux régions des pays en retard de développement, se voit réattribuer 10,6 milliards après en avoir perdu près de 30 dans le projet initial.
Personne n’était satisfait. « C’est clairement insuffisant sur la PAC », avait ainsi commenté un négociateur français.
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont tous les deux rencontré hier David Cameron, qui était accompagné des deux autres représentants du camp des durs, les Premiers ministres suédois et néerlandais. Selon un diplomate britannique, Mme Merkel, qui manifestement ne souhaitait pas un isolement de M. Cameron, a montré de la « sympathie » pour la position britannique.
Parallèlement, M. Van Rompuy avait préparé une troisième proposition de compromis, où il pouvait encore gratter sur l’enveloppe pour la compétitivité et sur les dépenses pour l’administration, qui n’ont pour l’instant pas été affectées par ses coupes. Mais sa marge de manœuvre était très limitée pour faire de « nouveaux cadeaux », selon un négociateur.
Mme Merkel avait estimé dès jeudi soir ne pas croire à la possibilité de parvenir à un accord lors de ce sommet. « Je pense qu’au cours de cette session nous n’allons pas parvenir là où nous devons parvenir, c’est-à-dire à une décision unanime », a-t-elle dit vendredi matin.
« J’ai toujours dit que ce n’était pas dramatique si nous ne considérons la journée d’aujourd’hui que comme une première étape » et « si nous avons besoin d’une deuxième étape, alors nous devons nous donner le temps pour cela », avait-elle ajouté.
« On n’y est vraiment pas encore », avait répété à sept reprises le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, l’un des alliés de David Cameron sur une ligne dure avec le Suédois Fredrik Reinfeldt et le Finlandais Jyrki Katainen.
« Il n’y a jamais d’accord à la première tentative », avait estimé le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, un vétéran des sommets qui participe à son troisième marathon sur le budget européen.
(Source : AFP)
Les dirigeants européens ont échoué hier à s’entendre sur le budget de l’UE 2014-2020, leurs positions étant encore trop éloignées pour parvenir à un accord qu’ils devront tenter de trouver lors d’un prochain sommet au début de l’année prochaine.Les 27 chefs d’État et de gouvernement « se sont séparés sans accord », a indiqué une source européenne en fin d’après-midi. « C’est terminé », a confirmé une autre source, une troisième précisant qu’il n’y avait « pas d’accord ».Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a déclaré avoir reçu mandat de continuer le « travail » pour rechercher un « consensus ». « Un accord est possible en début d’année prochaine », a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse, faisant état d’un « degré suffisant de...
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