Le camp Joumblatt défend son initiative pour le dialogue
OLJ /
le 22 novembre 2012 à 00h37
Le sort du gouvernement reste au cœur des débats politiques. Pour le 14 Mars, comme l’a souligné hier Élie Marouni, il le doit forcément, alors que les députés du bloc de Walid Joumblatt ont rappelé qu’il ne faut pas aboutir à un vide au niveau de l’exécutif. De son côté, le ministre Mohammad Safadi a tenu hier à préciser les propos qui avaient été rapportés en son nom par la presse et selon lesquels il aurait parié sur une amélioration de la situation économique s’il y avait un changement de gouvernement. M. Safadi a tenu à affirmer que ses propos avaient été déformés, assurant qu’il avait déclaré que la situation économique pourrait s’améliorer s’il y avait un nouveau gouvernement issu d’une entente politique. Selon lui, la nuance est d’importance, car la guerre politique que se livrent actuellement les deux camps nuit à la situation économique. Le ministre a encore ajouté : « Je suis membre de ce gouvernement et le resterai jusqu’à ce qu’un accord global sur son changement intervienne. » Il a toutefois refusé de répondre clairement sur la possibilité pour lui de présider le prochain cabinet, ainsi que sur sa décision de ne pas se présenter aux élections législatives. De leur côté, les députés du bloc de Joumblatt, Élie Aoun et Alaeddine Terro, ont défendu la position du leader druze, assurant qu’il est effectivement centriste et qu’il veut éviter le vide au niveau de l’exécutif. Pour M. Aoun, la situation actuelle est totalement bloquée. C’est pourquoi le chef druze a jugé bon de lancer une initiative proposant simultanément la reprise du dialogue et des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement. Il a aussi insisté sur l’importance pour Walid Joumblatt de maintenir Nagib Mikati à la tête du gouvernement, et son souci de ne pas s’engager préalablement au sujet d’un gouvernement d’union ou d’une équipe neutre. Alaeddine Terro a abondé dans le même sens, précisant que c’est parce qu’il juge la situation délicate que M. Joumblatt a choisi de lancer une initiative pour le dialogue et que cette initiative devrait se poursuivre en dépit des critiques. Il a ajouté que les ministres et députés du bloc Joumblatt poursuivront leurs visites aux différents leaders pour expliquer les détails et l’objectif de cette démarche. Élie Marouni, lui, a poursuivi les attaques contre le gouvernement, critiquant son action dans tous les domaines. Selon lui, la seule solution possible consiste en une décision ferme du Premier ministre de démissionner pour ouvrir la voie à la formation d’un gouvernement de sauvetage.
Le sort du gouvernement reste au cœur des débats politiques. Pour le 14 Mars, comme l’a souligné hier Élie Marouni, il le doit forcément, alors que les députés du bloc de Walid Joumblatt ont rappelé qu’il ne faut pas aboutir à un vide au niveau de l’exécutif. De son côté, le ministre Mohammad Safadi a tenu hier à préciser les propos qui avaient été rapportés en son nom par la presse et selon lesquels il aurait parié sur une amélioration de la situation économique s’il y avait un changement de gouvernement. M. Safadi a tenu à affirmer que ses propos avaient été déformés, assurant qu’il avait déclaré que la situation économique pourrait s’améliorer s’il y avait un nouveau gouvernement issu d’une entente politique. Selon lui, la nuance est d’importance, car la guerre politique que se livrent...
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