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Liban - Pédagogie

Peut-on encore croire à l’école ?

« Comment conduire la classe avec les élèves d’aujourd’hui ? » À cette question difficile, le Pr Bernard Rey, de l’Université libre de Bruxelles, a apporté des réponses convaincantes, dans une conférence donnée à l’USJ.

« Comment conduire la classe avec les élèves d’aujourd’hui ? » Ils étaient plus de 750 enseignants venus des quatre coins du Liban, à l’invitation de la faculté des sciences de l’éducation de l’USJ, pour écouter Bernard Rey, professeur en sciences de l’éducation à l’Université libre de Bruxelles, tenter de répondre à cette question au cours d’une conférence tenue dans le grand amphithéâtre du campus des sciences humaines.
Dans un discours particulièrement rigoureux et ciblé, M. Rey a décrit le profil des élèves d’aujourd’hui qui vivent dans une société où la relation d’autorité a presque disparu ; des élèves habitués au « zapping », à faire plusieurs tâches en même temps, aux événements éphémères, virtuels et rapides...
Comment tenir ces élèves en classe, retenir leur attention, leur donner le sens de leur propre apprentissage et à l’utilité des concepts enseignés, selon un modèle d’école devenu peu conforme à leurs attentes ?
Dans un tel contexte, a expliqué Bernard Rey, l’enseignant doit rester conscient du contexte dans lequel il accomplit sa fonction. Il doit éviter l’affrontement personnel, tenter de mettre l’élève en concurrence avec lui-même, être sensible aux demandes et besoins de la classe, mais surtout être conscient que la qualité de la gestion de classe dépend de la qualité de la préparation minutieuse des cours et de l’art d’éviter ... les temps morts.
L’enseignant doit également s’assumer lui-même. Il doit s’interroger sur ses capacités à gérer ses émotions, ses susceptibilités et ses propres blessures, être confiant dans ses compétences psychosociales et sur son habileté à gérer les conflits et les situations de crise.

Continuer...
Finalement, a dit le professeur Rey, savoir conduire la classe pour aider les élèves à mieux grandir en paix s’avère être une tâche complexe, mais non impossible. Des outils concrets peuvent être investis pour accompagner les élèves dans leur apprentissage pour qu’ils continuent à croire en l’école et en sa mission et pour qu’ils gardent l’espoir en un avenir meilleur.
La conférence s’est achevée sur le touchant témoignage extrait d’un ouvrage d’Anna Gavalda qui raconte les souffrances d’un élève traité de « cancre ». « Ce garçon a des doigts de fée et un cœur gros comme ça ... C’était la première et dernière fois de sa vie qu’un membre de l’Éducation nationale ne le saquait pas »... alors il décide d’écrire au directeur de l’école :
« Monsieur le directeur de l’école des Grands-Champs, je voudrais être admis dans votre établissement, mais je sais que c’est impossible parce que mon dossier scolaire est trop mauvais.
J’ai vu sur la publicité de votre école que vous aviez des ateliers de mécanique, de menuiserie, des salles d’informatique, une serre et tout ça. Je voudrais venir à Grands-Champs parce que c’est là que je serai heureux, je pense. Je ne suis pas très gros, je pèse 35 kilos d’espoir. »
M. Fadi el-Hage, doyen de la faculté des sciences de l’éducation, a clôturé la conférence par une synthèse, mettant en valeur l’importance de la thématique traitée.
« Comment conduire la classe avec les élèves d’aujourd’hui ? » Ils étaient plus de 750 enseignants venus des quatre coins du Liban, à l’invitation de la faculté des sciences de l’éducation de l’USJ, pour écouter Bernard Rey, professeur en sciences de l’éducation à l’Université libre de Bruxelles, tenter de répondre à cette question au cours d’une conférence tenue dans le grand amphithéâtre du campus des sciences humaines.Dans un discours particulièrement rigoureux et ciblé, M. Rey a décrit le profil des élèves d’aujourd’hui qui vivent dans une société où la relation d’autorité a presque disparu ; des élèves habitués au « zapping », à faire plusieurs tâches en même temps, aux événements éphémères, virtuels et rapides...Comment tenir ces élèves en classe, retenir leur...
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