Noda dissout la Chambre basse
Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a dissous hier la Chambre des députés, ouvrant la voie à des législatives anticipées qui risquent de clore une parenthèse de trois ans durant laquelle la gauche aura dû affronter la crise mondiale ainsi que le terrible tsunami de mars 2011. Après une campagne de deux semaines, le scrutin législatif devrait donc se tenir le 16 décembre, avec une myriade de nouveaux partis qui pourraient semer la zizanie entre les deux grands que sont le Parti démocrate du Japon (PDJ), au pouvoir, et le Parti libéral démocrate (PLD), figure de proue des conservateurs. Dans ce contexte, la droite, emmenée par l’ex-Premier ministre Shinzo Abe, a beau jeu de critiquer « les promesses irréalistes du PDJ ». Ce nationaliste bon teint, qui avait dirigé le pays de septembre 2006 à septembre 2007, est donné favori pour redevenir chef du gouvernement.
Libération de Gotovina et Markac
La décision du TPIY acclamée à Zagreb et huée à Belgrade
Acquittés hier en appel par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), les généraux croates Ante Gotovina et Mladen Markac, « héros » de l’indépendance dans leur pays, sont arrivés à Zagreb, où ils ont été acclamés par des dizaines de milliers de compatriotes. MM. Gotovina et Markac avaient été condamnés en première instance à 24 et 18 ans de prison, respectivement, pour crimes de guerre commis contre des Serbes de leur pays pendant la guerre de Croatie (1991-1995). Ante Gotovina avait mené en 1995 l’opération « Tempête » des forces croates, qui avait pour objectif la reconquête de la République serbe autoproclamée de Krajina (Sud), une des dernières poches de résistance tenues par les Serbes de Croatie, et avait précipité la fin de la guerre de Croatie. À Belgrade, le président serbe, le nationaliste populiste Tomislav Nikolic, a dénoncé une décision « politique » et « scandaleuse ».
Coopération
Berlin aime Ayrault le germaniste-charmeur
Les efforts du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault à Berlin pour décrisper la relation franco-allemande, notamment en utilisant la langue de Goethe, semblaient hier plutôt bien accueillis en Allemagne. « Je pense qu’il a convaincu », estimait Ulrike Guérot du Conseil européen des relations étrangères. « Avec M. Ayrault parlant allemand à la télévision, la France s’est montrée ouverte sur l’extérieur, rompant avec l’image du dirigeant franco-français que l’on a souvent en Allemagne », jugeait de son côté Martin Koopmann, directeur de la Fondation de Genshagen, près de Berlin. Hier, le Premier ministre a « tiré un bilan très positif de sa visite à Berlin ». « L’image de la France est excellente » à Berlin, a-t-il assuré. « La réalité (de la relation franco-allemande) est sereine, tous mes interlocuteurs me l’ont confirmé », a-t-il ajouté.
Mali
Dans le Nord, les islamistes laminent les rebelles touareg
Des combats ont éclaté hier près de Gao, dans le nord-est du Mali, entre islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), avant de se terminer sur une lourde défaite de ce dernier. En juin, à l’issue de violents combats qui avaient fait au moins 35 morts, le Mujao, appuyé par el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), avait évincé le MNLA de Gao où la rébellion touareg, laïque et favorable à l’autodétermination du Nord malien, avait établi son quartier général. Depuis lors, le MNLA ne contrôle plus aucune ville du Nord, occupé par AQMI, le Mujao et Ansar Dine, qui y appliquent la charia avec une extrême rigueur. D’ailleurs, à Tombouctou, des dizaines de femmes non voilées ont été arrêtées à leur domicile, jeudi et hier, par des éléments d’AQMI, ont rapporté des témoins. Pendant ce temps, Ansar Dine négocie depuis plusieurs jours à Ouagadougou avec la médiation conduite par le président burkinabé Blaise Compaoré au nom de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef