Rechercher
Rechercher

Liban - Liban

L’opposition maintient la pression sur le gouvernement

Les appels au départ du cabinet Mikati ne tarissent pas dans les rangs
du 14 Mars.
On continue au sein de l’opposition à faire pression sur le gouvernement en place, en réclamant son remplacement par un cabinet de sauvetage « neutre ».
Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a souligné qu’il était « hors de question pour le 14 Mars d’abandonner sa position actuelle » en faveur de la chute du gouvernement. « Nous ne pouvons pas reculer à présent que nous sommes pris pour cible », a insisté M. Fatfat, affirmant qu’il existe à l’heure actuelle « une conviction chez tout le monde, y compris au sein de la partie adverse, que la pérennité du gouvernement sera difficile à assurer ». Même la discussion autour du changement de la loi électorale, pourtant nécessaire à ses yeux, « ne peut plus avoir lieu à l’ombre de ce gouvernement vindicatif », a-t-il lancé.
Le député a d’autre part souligné que les propos tenus par le chef du PSP, Walid Joumblatt, selon lequel le Hezbollah veut un prix politique en échange de l’abandon de ses armes, « confirment que le Hezb est devenu une milice qui cherche à obtenir des gains politiques ». « Cela ne me surprend pas », a-t-il dit.
De son côté, le député FL Antoine Zahra a réaffirmé que « l’unique solution » envisageable à la crise politique actuelle est « la démission du gouvernement et une action destinée à rétablir l’espoir dans l’action politique ordinaire au Liban ».
« Comment peut-on croire encore ce gouvernement lorsqu’il prétend se tenir à l’écart (de la crise syrienne) alors que ses composantes sont impliquées dans les événements de Syrie et dans les assassinats au Liban ? » s’est interrogé M. Zahra, affirmant qu’« ils » ont « assassiné le chef du service de sécurité qui ne leur est pas soumis ».
Aux yeux de Nabil de Freige, député de Beyrouth, la crainte d’un vide politique qui serait provoqué par le départ du cabinet est « déplacée » dans la mesure où la Constitution prévoit que le gouvernement démissionnaire expédie les affaires courantes jusqu’à l’investiture d’une nouvelle équipe ministérielle.
« Un gouvernement démissionnaire peut même organiser des élections législatives, celles-ci étant routinières et se déroulant tous les quatre ans », a ajouté M. de Freige.
Il a affirmé que le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, « considère que le gouvernement en place est inutile et qu’il faut le changer », mais aussi qu’il ne voudrait pas d’un « vide gouvernemental ».
Le député a en outre indiqué que le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a informé le patriarche, lors de sa récente visite à Bkerké, que le 14 Mars soutient le président de la République à tel point qu’il réclame que la déclaration de Baabda constitue la teneur de la déclaration ministérielle du prochain gouvernement.
Mis au point par la présidence, ce texte, qui prône notamment la neutralité du Liban à l’égard des axes régionaux, avait été adopté au printemps dernier par la conférence de dialogue national. Mais le 8 Mars s’est abstenu de l’avaliser explicitement.
Pour le PNL, « si le 8 Mars est de bonne foi, il n’y a pas de crainte qu’il y ait un vide après le départ du gouvernement » et il sera alors possible de « mettre en place un cabinet formé de personnes ne dépendant ni du 8 du 14 Mars, et ne se présentant pas aux élections législatives ».
Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire, le PNL a d’autre part appelé le président de la République à superviser « un dialogue indirect » entre les deux camps en présence « afin de parvenir à des solutions qui s’inspirent de la Constitution, des lois et de l’esprit des institutions ».
Imad el-Hout, député de la Jamaa islamiya, s’est prononcé quant à lui pour des « concessions réciproques » de la part de toutes les parties en vue de « démarrer un dialogue sérieux autour de la stratégie défensive et de l’avenir du Liban ».
« Le dialogue peut déboucher sur des résultats positifs », a-t-il estimé, exhortant les protagonistes à répondre positivement aux appels du chef de l’État dans ce cadre.
Toutefois, M. Hout a souligné qu’il était « dans l’intérêt du Hezbollah de parvenir à un consensus autour du départ du gouvernement en place le plus rapidement possible et de la formation d’un nouveau cabinet de salut, dans le cadre d’un changement en douceur ».
Du côté du 8 Mars, le ministre d’État Ali Kanso (PSNS) a estimé que « toutes les parties devraient répondre à l’appel du président Michel Sleiman à se retrouver autour de la table de dialogue ».
Pour sa part, le député berryiste Yassine Jaber a estimé que le boycottage du gouvernement, entamé par l’opposition, « ne mène pas à des solutions ».
On continue au sein de l’opposition à faire pression sur le gouvernement en place, en réclamant son remplacement par un cabinet de sauvetage « neutre ».Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a souligné qu’il était « hors de question pour le 14 Mars d’abandonner sa position actuelle » en faveur de la chute du gouvernement. « Nous ne pouvons pas reculer à présent que nous sommes pris pour cible », a insisté M. Fatfat, affirmant qu’il existe à l’heure actuelle « une conviction chez tout le monde, y compris au sein de la partie adverse, que la pérennité du gouvernement sera difficile à assurer ». Même la discussion autour du changement de la loi électorale, pourtant nécessaire à ses yeux, « ne peut plus avoir lieu à l’ombre de ce gouvernement vindicatif », a-t-il...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut