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Économie - Liban - Finances

Perspectives négatives sur le secteur bancaire libanais, selon Moody’s

Le système bancaire libanais semble lui aussi touché par le marasme économique et politique ambiant. Moody’s a indiqué que la faiblesse des perspectives de croissance économique dans le pays reflétait l’instabilité sécuritaire et le risque important de contagion du conflit syrien au Liban. L’agence a alors maintenu sa perspective à « négative ».

L’exposition aux risques s’était accrue avec l’assassinat du chef des renseignements libanais Wissam el-Hassan, d’après Moody’s.

L’agence de notation américaine Moody’s a maintenu à « négative » sa perspective sur le système bancaire libanais en raison des faibles prévisions de croissance et de l’affaiblissement de la confiance des investisseurs en 2012 et 2013. L’agence a notamment invoqué la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans le pays ainsi qu’une augmentation de créances douteuses liées aux prêts sur le marché local et régional, et une baisse de la rentabilité nette. L’agence de notation Moody’s a indiqué s’attendre à ce que la rentabilité des banques soit mise sous pression. Selon cette dernière, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, « les défis demeureront importants dans les douze à dix-huit mois à venir en raison de l’instabilité politique, de la faiblesse de la croissance économique et de la modeste performance des secteurs habituellement moteur de l’activité qui sont importants pour la qualité des avoirs bancaires ».
L’agence de notation a en outre indiqué que la faiblesse des perspectives de croissance économique dans le pays reflétait l’instabilité sécuritaire et le risque important de contagion du conflit syrien au Liban. Une situation instable qui, selon Moody’s, affecte significativement l’environnement des affaires au Liban, la confiance des consommateurs et investisseurs, et donc la performance économique. L’agence a en outre ajouté que l’exposition aux risques s’était accrue avec l’assassinat du chef des renseignements libanais Wissam el-Hassan. Elle a considéré que la volatilité de la situation sécuritaire allait fortement affecter la performance de secteurs économiques-clefs comme le commerce, le tourisme, l’immobilier et la construction. Dans de telles conditions, l’agence de notation a considéré que la situation budgétaire du gouvernement limitera sa capacité à mettre en œuvre des plans de relance économique. Toujours selon les mêmes sources, les divisions politiques continueront à limiter la capacité du gouvernement à mettre en place de sérieuses réformes économiques. En conséquence, Moody’s a indiqué s’attendre à une faible croissance de l’octroi des prêts, même si le système bancaire continuera à financer le déficit du gouvernement.
En parallèle, l’agence de notation a indiqué s’attendre à ce que la rentabilité du secteur s’affaiblisse dans les prochains dix-huit mois, notamment en raison de l’augmentation des coûts du crédit combiné à une moindre contribution des opérations des banques syriennes.
Rappelons que la semaine dernière, la banque américaine Citigroup avait indiqué que la croissance des dépôts bancaires avait enregistré une tendance à la baisse au cours des derniers mois, ceux-ci ayant connu une hausse de 7,6 % annuellement en août 2012 contre une augmentation de 10 % un an auparavant et en comparaison avec un taux de croissance moyen d’environ 18 % en 2010. Citigroup a attribué ce ralentissement des dépôts bancaires à des « facteurs d’ordre économique plus que politique », étant donné que cette diminution avait commencé avant les derniers événements sécuritaires. Selon la banque américaine, les dépôts des non-résidents ont connu une croissance annuelle de 11,5 % en août, soit deux fois le taux de croissance des dépôts des résidents. Citigroup a ajouté que les signes d’aversion aux risques demeuraient stables, le taux de dollarisation n’ayant pas augmenté et les intérêts sur les dépôts en devise locale n’ayant pas diminué.
L’agence de notation américaine Moody’s a maintenu à « négative » sa perspective sur le système bancaire libanais en raison des faibles prévisions de croissance et de l’affaiblissement de la confiance des investisseurs en 2012 et 2013. L’agence a notamment invoqué la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans le pays ainsi qu’une augmentation de créances douteuses liées aux prêts sur le marché local et régional, et une baisse de la rentabilité nette. L’agence de notation Moody’s a indiqué s’attendre à ce que la rentabilité des banques soit mise sous pression. Selon cette dernière, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, « les défis demeureront importants dans les douze à dix-huit mois à venir en raison de l’instabilité politique, de la faiblesse de la croissance...
commentaires (5)

J'ai lu tout à l'heure que Joumblatt a appelé à des mesures d'austérité. Il constate aujourd'hui que les bailleurs internationaux n'étaient plus prêts à aider le Liban, mais il ignore que c'est grâce à lui qu'on est rendu là. Il appelle à la "reprise" du dialogue National. Il n'y a jamais eu un dialogue National et cela depuis une éternité. Aujourd'hui, le pays est coupé en deux. D'un côté les Nationalistes et de l'autre les mercenaires. Dialoguer avec qui ? Nasrallah roule pour l'Iran et Michel Aoun aussi. Sleiman Frangieh roule pour le Baas de Père en Fils. Joumblatt bek, Berri et Mikati, j'ignore pour qui ils roulent chacun pour soi peut être mais surement pas pour la Nation. donc.....

Tannous Jean

05 h 55, le 09 novembre 2012

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Commentaires (5)

  • J'ai lu tout à l'heure que Joumblatt a appelé à des mesures d'austérité. Il constate aujourd'hui que les bailleurs internationaux n'étaient plus prêts à aider le Liban, mais il ignore que c'est grâce à lui qu'on est rendu là. Il appelle à la "reprise" du dialogue National. Il n'y a jamais eu un dialogue National et cela depuis une éternité. Aujourd'hui, le pays est coupé en deux. D'un côté les Nationalistes et de l'autre les mercenaires. Dialoguer avec qui ? Nasrallah roule pour l'Iran et Michel Aoun aussi. Sleiman Frangieh roule pour le Baas de Père en Fils. Joumblatt bek, Berri et Mikati, j'ignore pour qui ils roulent chacun pour soi peut être mais surement pas pour la Nation. donc.....

    Tannous Jean

    05 h 55, le 09 novembre 2012

  • DILEMME, pour "Certains" ! "Les DÉPÔTS des non-résidents ont connu une croissance annuelle de 11,5 % en août, soit deux fois le taux de croissance des dépôts des résidents.". Ce qui veut dire que le Dépôt Résident se raréfie.... de plus en plus Fauché ! "Citigroup a ajouté que les signes d’aversion aux risques demeuraient stables, le taux de dollarisation n’ayant pas augmenté" : Mais si la situation avait été bien gérée, cette dollarisation aurait dû diminuer ! Puis, "et les intérêts sur les dépôts en devise locale n’ayant pas diminué.". De même que ceux-ci, en devise locale, auraient dû Aussi Diminuer ! Mais, Que Faire ?..... Manque de CONFIANCE !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 55, le 09 novembre 2012

  • C'est là qu'ils vont taper DUR pour précipiter les choses. C'était à PRÉVOIR. J'avais parlé à plusieurs reprises que c'est là QU'ILS ( LES GRANDS DE LA SALE POLITIQUE ) vont frapper, et ouvrir la BOITE DE PANDORE d'où sortiront les Dragons et les Hydres, et happeront tout, IL AKHDAR WIL YABÈS, NOUS INCLUS...

    SAKR LEBNAN

    03 h 46, le 09 novembre 2012

  • 09/11/2012 Moody's dit: "Toujours selon les mêmes sources, les divisions politiques continueront à limiter la capacité du gouvernement à mettre en place de sérieuses réformes économiques." A cette remarque, je demande aux Autorités: Qu'attendez-vous pour mettre en place ces reformes ? Pourquoi, au moins, ne présentez-vous pas aux citoyens une liste de ces reformes et demandez-leur de vous appuyer dans vos efforts pour les mettre en place? Publiez cette liste des reformes dans la presse et demandez aux citoyens ce qu'ils en pensent. De la sorte vous auriez démontré que vous voulez sincèrement leur intérêt et que vous êtes prêts à prendre leur opinion en considération. Mr. Mikati, de grâce, pensez pour un moment au citoyen plutôt qu'a la POLITIQUE.

    George Sabat

    01 h 37, le 09 novembre 2012

  • "Durant les neufs premiers mois de l'année, disait ce matin à une chaîne de télévision le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, les dépôts bancaires de non-résidents ont atteint le chiffre de 6 milliards de dollars".

    Halim Abou Chacra

    01 h 28, le 09 novembre 2012

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