Quelque 286 membres du CNS, jusqu’à présent considéré comme la principale coalition de l’opposition visant à renverser le régime du président Bachar el-Assad, doivent amender les statuts de cette instance pour l’élargir à de nouveaux membres. Après l’entrée d’environ 120 nouveaux membres, le CNS procédera mercredi à l’élection des 40 membres de son secrétariat général qui éliront à leur tour le président de cette instance.
Dans un discours d’ouverture, le président sortant du CNS Abdel Basset Seyda a dénoncé « de nombreuses tentatives de trouver des substituts » au CNS tout en reconnaissant que certaines critiques à l’égard de sa coalition étaient « fondées ». Il a en outre appelé à « organiser et unifier l’action militaire » contre le régime syrien, afin que les différents groupes militaires combattant sur le terrain « constituent le noyau de la prochaine armée syrienne ».
Cette réunion intervient alors que le CNS, longtemps considéré comme un « interlocuteur légitime » de la communauté internationale, semble être tombé en disgrâce aux yeux de Washington. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a en effet publiquement désavoué mercredi dernier le CNS, estimant qu’il ne pouvait « plus être considéré comme le dirigeant visible de l’opposition », et a plaidé pour une nouvelle opposition « plus large », incluant des « Syriens de l’intérieur ». Le CNS a violemment réagi en accusant les États-Unis de vouloir le remodeler pour l’amener à négocier avec le régime.
Burhan Ghalioun, ancien chef du CNS et l’un des candidats possibles à la nouvelle direction de cette instance, a affirmé que le CNS réclamait que ses représentants constituent « 40 % des participants à la réunion de jeudi, qui regroupera d’autres composantes de l’opposition ». « Cette réunion vise à rassembler toute l’opposition syrienne autour d’un programme unifié et à former une instance représentant toutes les tendances de l’opposition. Ce n’est pas une mauvaise idée, mais nous avons des réserves sur la façon de la présenter », a-t-il déclaré.
Parallèlement, l’opposant respecté Riad Seif a nié hier vouloir présider un gouvernement syrien en exil, question qui devrait être débattue lors de la réunion de jeudi prochain selon certains médias, et indiqué qu’il œuvrait à la constitution d’une nouvelle direction politique pour l’opposition. « Je ne serai en aucun cas candidat pour diriger un gouvernement syrien en exil », a déclaré aux journalistes M. Seif peu avant l’ouverture de la réunion de Doha. « J’ai 66 ans et je souffre de nombreux problèmes de santé », a ajouté cet ancien député qui a passé de nombreuses années en prison et qui souffre d’un cancer. M. Seif a de plus indiqué qu’il se contenterait « d’aider à constituer une direction politique qui satisferait le peuple syrien et le monde » et souligné que son initiative ne constituait « pas un substitut au CNS, qui doit en être une importante composante ». Lors de la réunion de jeudi, « nous constituerons une direction politique qui formera au plus vite un gouvernement de technocrates », a assuré M. Seif.
Selon une source diplomatique occidentale, l’initiative de Riad Seif pour élargir l’opposition syrienne « est soutenue par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, et il aurait aussi le soutien de pays arabes, dont le Qatar, ainsi que de la Turquie ». Il s’agit « d’un projet équilibré, qui intègre les différentes composantes de la société syrienne : des alaouites, des chrétiens, des Syriens de l’intérieur, de l’extérieur », ainsi que le CNS, a ajouté cette source.
(Source : AFP)


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Classicisme pur cette "Désorientation" du CNS, suite à un éloignement Forcé du Pouvoir d'une bonne Quarantaine d'années !
07 h 29, le 05 novembre 2012