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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Us

Obama poursuit son marathon électoral à Tampa

Le candidat démocrate dénonce les propos d’un républicain sur le viol.

Barack Obama concluait hier une tournée au pas de charge dans huit États, votant en avance à 12 jours de la présidentielle. « Je vais aller voter en avance à Chicago (...). Vous pouvez voter maintenant en Floride, et je suis venu en Floride pour vous demander de voter pour moi, pour vous demander de m’aider à continuer à faire aller les États-Unis de l’avant », a affirmé hier matin M. Obama face à 8 500 personnes à Tampa, d’une voix enrouée après trois réunions électorales la veille et une nuit quasi blanche passée à bord de l’avion Air Force One. Comme mercredi dans les États-clés de l’Iowa, du Colorado et du Nevada, M. Obama a insisté sur la question de la « confiance » que les Américains doivent pouvoir accorder à leurs dirigeants, sous-entendant que son adversaire républicain Mitt Romney n’en est pas digne car il tente selon lui de cacher un programme ultraconservateur sous des dehors modérés.
M. Obama a aussi réagi aux propos d’un candidat républicain au Sénat dans l’Indiana, Richard Mourdock, qui avait affirmé mardi qu’une grossesse issue d’un viol était « une volonté de Dieu ». Ainsi, le président a dit ne pas comprendre « ces idées ». Le viol est « un crime », a-t-il souligné. L’avortement a été légalisé par la Cour suprême en 1973. M. Romney, contre les interruptions volontaires de grossesse sauf en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la santé de la mère, souhaite que la Cour revienne sur son arrêt et a promis de nommer des juges anti-avortement. Cette affaire, a affirmé M. Obama, montre « exactement pourquoi il ne faut pas qu’un tas de politiciens, des hommes pour la plupart, prennent des décisions sur la santé des femmes ». En 2008, les électrices, 53 % du corps électoral, avaient été 56 % à choisir M. Obama.
Son comité de campagne est allé plus loin en demandant à M. Romney de retirer son soutien à M. Mourdock. Une porte-parole du républicain a expliqué que M. Romney n’était « pas d’accord sur la conduite à adopter dans les cas exceptionnels de viol ou d’inceste », mais a refusé de lâcher le candidat. Hier encore, l’équipe Obama a accusé M. Romney de « donner une voix aux extrémistes », soulignant dans une vidéo que son colistier Paul Ryan avait encore récemment affirmé que « la méthode de conception ne change pas la définition de la vie ». M. Obama, qui a reçu hier comme il y a quatre ans le soutien de l’ancien secrétaire d’État du républicain George W. Bush, Colin Powell, retournera lundi dans l’Ohio, la Floride et la Virginie avec son prédécesseur Bill Clinton, le seul démocrate à avoir passé deux mandats pleins à la Maison-Blanche depuis la Seconde Guerre mondiale.
De son côté, M. Romney concentrait ses efforts sur l’Ohio, l’État qu’il doit presque impérativement remporter s’il veut être élu 45e dirigeant de la première puissance mondiale le 6 novembre, alors que les sondages restent serrés. La clé d’une victoire pour M. Romney pourrait donc résider dans cet État, où il avait prévu hier trois interventions publiques lors d’une tournée en autocar, avec un premier arrêt dans la grande ville de Cincinnati. Le républicain, qui reproche son bilan économique à M. Obama, a choisi de s’exprimer dans des entreprises et près d’une usine de General Motors.
Se disant persuadé que sa campagne a été mise en orbite par les trois débats qui l’ont opposé au président sortant, M. Romney a récemment assuré qu’il est « optimiste ».
(Source : AFP)
Barack Obama concluait hier une tournée au pas de charge dans huit États, votant en avance à 12 jours de la présidentielle. « Je vais aller voter en avance à Chicago (...). Vous pouvez voter maintenant en Floride, et je suis venu en Floride pour vous demander de voter pour moi, pour vous demander de m’aider à continuer à faire aller les États-Unis de l’avant », a affirmé hier matin M. Obama face à 8 500 personnes à Tampa, d’une voix enrouée après trois réunions électorales la veille et une nuit quasi blanche passée à bord de l’avion Air Force One. Comme mercredi dans les États-clés de l’Iowa, du Colorado et du Nevada, M. Obama a insisté sur la question de la « confiance » que les Américains doivent pouvoir accorder à leurs dirigeants, sous-entendant que son adversaire républicain Mitt Romney...
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