Le député des Forces libanaises Antoine Zahra a estimé hier que « le gouvernement ne peut faire fi d’une partie importante des Libanais ni de l’ensemble de l’opposition ». « Le cabinet se trouvera contraint de démissionner, au cours des prochaines semaines, en la personne de son Premier ministre », a-t-il affirmé. « Le public a été amené à croire que le monde entier soutient la stabilité gouvernementale au Liban. L’enjeu réel de cet appui est de révéler la vérité sur les assassinats politiques et non d’appuyer le Premier ministre en question », a encore précisé Antoine Zahra, qualifiant de « honteuse la manœuvre visant à dire le contraire ». « Le gouvernement a détourné l’attention de la série d’assassinats politiques, en dénonçant le soi-disant assaut du Grand Sérail, qui n’était qu’une réaction émotionnelle d’un public endeuillé », a-t-il ajouté, estimant que « le cabinet n’a aucune raison de rester ».
Lire aussi
Maintenir la stabilité, souci premier de Sleiman et de l’opposition


Quel cabinet? Y a un cabinet?
12 h 50, le 25 octobre 2012