« L’idée de reconstruire Gaza en y déversant des milliards vise à apprivoiser le Hamas et à créer une vie normale, loin de la résistance armée, et à l’engager dans un projet d’autorité à Gaza », explique Bassem Zoubeïdi, professeur de sciences politiques à l’Université de Bir Zeit, en Cisjordanie. « Le Hamas connaît bien les relations du Qatar avec les États-Unis et ses excellentes relations avec Israël. Il agit avec pragmatisme et sait dans quel panier placer ses œufs, compte tenu de ce qui se passe en Syrie et des menaces internationales contre l’Iran », ajoute-t-il, soulignant que « le grand perdant est l’OLP ». La quasi-totalité des formations de l’OLP, présidée par Mahmoud Abbas, qui gouverne les zones autonomes de Cisjordanie, ont boycotté la visite. « La visite est généralement considérée comme une récompense au Hamas pour s’être éloigné de l’Iran et de la Syrie, et le Hamas l’exploite psychologiquement vis-à-vis d’Israël comme un succès dans la levée du siège de Gaza », résume un chercheur de l’Institut national d’études de sécurité de l’Université de Tel-Aviv, dans une analyse publiée par le quotidien israélien Maariv.
« Tout le monde pense que le Hamas va s’en servir pour renforcer la division », a déclaré à la radio Voix de la Palestine le responsable du dossier de la réconciliation au sein du Fateh, mouvement de M. Abbas, Azzam al-Ahmad. « Cheikh Hamad n’a pas mentionné le mot gouvernement ni visité le soi-disant siège du Premier ministre (du Hamas, Ismaïl Haniyeh), mais il voulait marquer des points », a-t-il néanmoins souligné. Selon Naji Charab, professeur de sciences politiques à l’Université al-Azhar de Gaza, la visite « constitue un soutien au gouvernement du Hamas à Gaza et de ce point de vue on peut y voir un approfondissement de la division ». « Mais le Qatar renforce sa relation avec le Hamas et augmente son influence et son rôle dans la bande de Gaza, et par conséquent sa capacité à le pousser vers la réconciliation », indique-t-il.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Le même comportement que celui des mollahs "Per(s)cés" vis à vis du hézébbb-làh sur le territoire libanais.
02 h 02, le 26 octobre 2012