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Moyen Orient et Monde - Grande-Bretagne

Cameron contesté de partout

Plus de deux ans après avoir mis fin à une longue période de gouvernement travailliste, David Cameron est au plus mal dans les sondages, en butte à la contestation de ses troupes et au désamour de l’opinion publique britannique. La dernière étude, effectuée par l’institut YouGov, donne au Premier ministre conservateur une cote de popularité de 37 %. Le congrès de son parti, au début du mois à Birmingham, ne lui a même pas permis de redorer durablement son blason. Les multiples gaffes de ses collaborateurs, les virages à 180 degrés sur le budget, les concessions faites dans la hâte à un courant eurosceptique grandissant renvoient l’image d’une équipe gouvernementale ballottée, sans véritable chef. « À Downing Street, les choses semblent chaotiques », lâche un parlementaire conservateur sous le sceau de l’anonymat, en datant le début de la confusion actuelle du départ d’Andy Coulson, le responsable de la communication du Premier ministre. Andy Coulson a démissionné l’an dernier pour son implication dans le scandale des écoutes de personnalités lorsqu’il était directeur de la rédaction du News of the World, un hebdomadaire tabloïd depuis fermé par son propriétaire, Rupert Murdoch. La dernière affaire en date, impliquant le ministre du Développement international, Andrew Mitchell, illustre l’indécision et les tergiversations qui semblent être la marque de fabrique de l’équipe Cameron.
Andrew Mitchell était accusé d’avoir traité un policier de « prolo », un terme à forte connotation péjorative utilisé par la classe dirigeante, il y a près d’un mois en sortant du 10, Downing Street. Tout en niant avoir eu recours à cette insulte, il a finalement démissionné vendredi dernier. Mais son cas a pendant 15 jours occupé la une des médias britanniques. L’exemple n’est pas unique.
Le gouvernement, qui peut espérer annoncer aujourd’hui une légère reprise de l’activité économique après neuf mois de récession, n’a pas su communiquer efficacement sur l’inflation, à son plus bas niveau depuis trois ans, et sur une sensible amélioration du marché de l’emploi. En revanche, le ministre des Finances, George Osborne, a reçu une volée de bois vert dans la presse pour avoir voyagé en première classe dans un train avec un billet de seconde.
Avec la gaffe du « prolo », l’histoire du billet de train est surtout révélatrice de la difficulté pour David Cameron et ses ministres, issus pour la plupart de milieux aisés, de se débarrasser de leur image élitiste.
Plus de deux ans après avoir mis fin à une longue période de gouvernement travailliste, David Cameron est au plus mal dans les sondages, en butte à la contestation de ses troupes et au désamour de l’opinion publique britannique. La dernière étude, effectuée par l’institut YouGov, donne au Premier ministre conservateur une cote de popularité de 37 %. Le congrès de son parti, au début du mois à Birmingham, ne lui a même pas permis de redorer durablement son blason. Les multiples gaffes de ses collaborateurs, les virages à 180 degrés sur le budget, les concessions faites dans la hâte à un courant eurosceptique grandissant renvoient l’image d’une équipe gouvernementale ballottée, sans véritable chef. « À Downing Street, les choses semblent chaotiques », lâche un parlementaire conservateur sous le sceau de...
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