Dans la Grande Mosquée, les fidèles tournent déjà autour de la Kaaba. Fayez Nureldine/AFP
Plus de 1,6 million de pèlerins étrangers sont déjà arrivés dans la ville sainte de l’islam et doivent être rejoints par quelque 750 000 fidèles venus du royaume. Dans la Grande Mosquée, qui abrite la Kaaba, des fidèles dormaient à poings fermés dans les recoins, alors que d’autres lisaient le Coran et priaient. D’autres pèlerins, portant le vêtement blanc non cousu obligatoire pour les hommes, tournaient autour de la Kaaba, jouant des coudes pour toucher et même embrasser la pierre cubique dont l’origine remonterait à Abraham, selon la tradition musulmane.
Le pèlerinage, que tout musulman doit accomplir une fois dans sa vie s’il en a les moyens, est le plus grand rassemblement humain au monde et pose aux autorités saoudiennes un formidable défi logistique. Samedi soir, le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Ahmad ben Abdel Aziz, a assuré que le hajj ne serait pas affecté cette année par l’instabilité régionale. « Je ne m’attends pas à ce que les pèlerins ou le pèlerinage soient affectés par ce qui se passe ailleurs, que ce soit en Syrie ou dans un autre endroit », a ainsi dit le ministre. Il a par ailleurs assuré que le royaume ne s’attendait pas à ce que des pèlerins iraniens provoquent des troubles. « Les Iraniens nous ont assuré qu’ils sont aussi soucieux du bien-être des pèlerins que nous le sommes », a-t-il dit. Des affrontements entre des manifestants iraniens et les forces saoudiennes avaient fait 402 morts, dont 275 Iraniens, en 1987. Depuis, les pèlerins iraniens se contentent d’organiser, à l’intérieur de leur campement, leur traditionnelle manifestation antiaméricaine.
Les autorités craignent également des bousculades, à l’instar de celle qui avait coûté la vie en 2006 à 364 pèlerins, mais aucun incident de ce type ne s’est produit depuis cette date, notamment grâce aux importants travaux d’agrandissement des Lieux saints. Les forces de sécurité, mobilisées au cours du pèlerinage, ont organisé samedi une parade au cours de laquelle des membres des forces spéciales ont simulé des interventions héliportées. La propagation des maladies est un autre souci des autorités. Mais le ministre saoudien de la Santé, Abdallah al-Rabia, a assuré début octobre que le nouveau virus de la famille des coronavirus, qui a tué un Saoudien, restait limité et qu’il n’y avait aucun risque pour les pèlerins.
(Source : AFP)


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