« Nous sommes à deux mois de la fin de l’année 2012, date que nous nous sommes fixée pour mettre au point une nouvelle loi électorale, a dit M. Moukheiber à l’issue de la réunion. La loi comporte 122 articles, et nous en sommes encore aux cinquième et sixième articles... et ils sont toujours en discussion. Par ailleurs, beaucoup de députés s’absentent, et le nombre des présents pourrait être insuffisant pour approuver une nouvelle loi en commission. Le président de la Chambre a tancé les absentéistes. Je trouve ce phénomène très grave. À ce compte-là, l’adoption d’une nouvelle loi électorale prendra encore dix ans. Il y a des propositions pour améliorer le rendement du travail en commission ; si on ne le fait pas, je considère que notre effort actuel ne mènera nulle part. Il faut changer de méthode de travail ! »
À cet argument mêlant fond et forme, le ministre de l’Environnement, Nazem el-Khoury, proche du président Sleiman, a ajouté un autre argument de fond. Dans un entretien accordé au quotidien koweïtien as-Siassa, M. Khoury a affirmé « ne pas avoir l’impression, à observer ce qui se passe, qu’on parviendra bientôt à une nouvelle loi électorale ».
« Les blocs parlementaires sont les mêmes depuis 2009 », a fait valoir M. Khoury, pour souligner que le blocage politique n’a pas changé. Et d’observer que les blocs en présence, loin d’assouplir leurs positions, en vue d’un consensus, sont engagés « dans un processus d’escalade ».
Naturalisés et militaires
M. Farid Makari, vice-président de la Chambre et président des commissions conjointes, a rendu compte en fin de réunion de leurs travaux. Ceux-ci, a-t-il précisé, se sont concentrés sur les deux articles relatifs au vote et au droit à la candidature des personnes naturalisées, ainsi qu’au vote des militaires.
« Des divergences sont apparues au sujet du vote des militaires », a-t-il dit, ajoutant que ces divergences « n’ont pu être aplanies, en raison du défaut de quorum qui s’est produit ».
« Les députés entrent et sortent, c’est comme ça », a-t-il expliqué pour dire qu’aucun des deux camps n’a directement provoqué le défaut de quorum.
La prochaine réunion des commissions conjointes a été fixée à mardi prochain.
Au sujet des discussions au sein de la commission restreinte chargée d’examiner la question de la proportionnelle et celle du découpage électoral, M. Makari, qui était sur le point de la rejoindre, a affirmé que, d’un commun accord, « ses débats resteront secrets ».
Prises de position
Deux prises de position, celles de Michel Moawad et de Tammam Salam, ont été enregistrées hier au sujet du projet de loi électorale. Après avoir été reçu par le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, le leader zghortiote a affirmé être convaincu que le projet dit des « petites circonscriptions », défendu par les FL, est le plus raisonnable dans les circonstances actuelles.
M. Moawad s’est dit absolument hostile à tout recours à la proportionnelle qui, selon lui, renforcerait l’emprise du Hezbollah sur la vie nationale.
M. Salam, reçu par M. Gemayel, s’est rangé à l’avis de ce dernier en faveur des petites circonscriptions.


J'ignore si j'ai raison. Peut-etre que l'evenement d'hier m'a fait perdre la boussolle. Et pourtant, je reste convaincu, envers et contre tout, qu'avant de perdre dix ans ?(dixit Ghassan Moukheiber), a vouloir s'entendre sur QUI doit voter (les jeunes de dix huit ans, les emigres ou les maries a des Libanais/Libanaises), ou COMMENT doit-on voter (proportionnelle, 13, 24 ou 50 circonscriptions) on devrait commencer par s'entendre sur QUOI (un programme logique pour ce pauvre pays) on doit voter. Et pourtant, cette derniere question essentielle, n'est meme pas evoquee lors de ces interminables discussions sur le projet de loi electorale. PAUVRE LIBAN! ou vas-tu ou plutot vers ou te laisses-tu mener?
05 h 58, le 20 octobre 2012