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Nos lecteurs ont la parole

Wadih Naïm, un homme qui a marqué l’histoire du Liban

Fady NAÏM
L’article de Mme Médéa Azouri paru dans L’Orient-Le Jour du samedi 29 septembre sous l’intitulé «Dis-moi où tu habites» démontre le paradoxe exagéré de notre société, tiraillée entre le nationalisme et le « complexe de l’Occident » bien ancré dans certains esprits en dépit des personnalités libanaises qui ont marqué l’histoire du Liban, comme feu Wadih Naïm, qui d’ailleurs n’était pas qu’un simple député de Chiyah, comme le laisse entendre l’auteure de l’artricle, mais bien plus.
Une mise au point et un rappel de l’histoire s’imposent, car c’est auprès des authentiques «Achrafiotes» et non des «nouveaux venus» qu’il fallait peut-être se renseigner et savoir au juste qui était Wadih Naïm et où se situait sa maison, rue Schéhadé, et que la rue qui porte son nom ne l’a été qu’après sa mort et non de son vivant, comme il est d’usage, hélas, de nos jours.
Wadih Naïm, homme d’État avant tout, fut l’un des plus grands ténors du barreau, élu plus d’une fois bâtonnier de l’ordre des avocats de Beyrouth, élu plus d’une fois député de Baabda, capitale du Mont-Liban. Il a détenu plusieurs portefeuilles ministériels, fut le fondateur du parti Destourien avec feu cheikh Béchara el-Khoury, sans oublier qu’il a été à la tête de la délégation nationale qui a représenté le Liban lors de l’adoption de la charte des Nations unies en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Homme de l’indépendance de notre chère patrie, il fut l’un des signataires du premier drapeau libanais au cours de la première réunion du Parlement libanais indépendant, et surtout législateur.
Baptiser une vieille rue n’est qu’un signe de reconnaissance d’une simple portée affective et n’est en rien comparable aux sacrifices consentis par celui à qui elle est attribuée car, en plus de ses valeurs étatiques, feu Wadih Naïm a été aussi le père des regrettés Edmond et Nadim Naïm qui ont voué à leur tour leur vie à la fonction publique et politique.
Nos connaissances, aussi faibles soient-elles, devraient nous rappeler que M. Trabaud lui-même n’était pas, à ce que je sache, natif d’Achrafieh ! Et que bon nombre de rues et d’avenues, chez nous et partout dans le monde, portent souvent des noms de personnalités venues d’ailleurs...
J’espère que Mme Azouri ne tiendra pas rigueur de ce bref rappel de l’histoire que j’affectionne particulièrement et que je considère somme toute assez innocent.

Fady NAÏM
L’article de Mme Médéa Azouri paru dans L’Orient-Le Jour du samedi 29 septembre sous l’intitulé «Dis-moi où tu habites» démontre le paradoxe exagéré de notre société, tiraillée entre le nationalisme et le « complexe de l’Occident » bien ancré dans certains esprits en dépit des personnalités libanaises qui ont marqué l’histoire du Liban, comme feu Wadih Naïm, qui d’ailleurs n’était pas qu’un simple député de Chiyah, comme le laisse entendre l’auteure de l’artricle, mais bien plus.Une mise au point et un rappel de l’histoire s’imposent, car c’est auprès des authentiques «Achrafiotes» et non des «nouveaux venus» qu’il fallait peut-être se renseigner et savoir au juste qui était Wadih Naïm et où se situait sa maison, rue Schéhadé, et que la rue qui porte son nom ne l’a été...
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