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Moyen Orient et Monde - Colombie

Les pourparlers avec les FARC suspendus à l’arrivée des négociateurs

Le secret est maintenu sur les modalités des négociations, alors que les représentants de Bogota ne sont toujours pas arrivés à Oslo.
Les pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires (FARC) étaient suspendus hier à l’arrivée des représentants de Bogota, officiellement retardés par des intempéries perturbant le trafic aérien dans leur pays.
Selon les FARC, les négociations de paix devaient démarrer hier à Oslo, une date qui n’a jamais été confirmée par ailleurs et qui ne pourra de toute façon pas se matérialiser en l’absence de certains protagonistes. « Ils sont toujours à Bogota et je ne sais pas quand ils arriveront », a ainsi déclaré une source proche de la délégation en évoquant les négociateurs du gouvernement. D’après la presse colombienne, des tensions seraient aussi nées de la volonté des FARC d’inclure à la dernière minute une autre représentante dans leur délégation.
Après l’échec de trois tentatives antérieures, le lancement formel cette semaine à Oslo de pourparlers de paix visant à mettre fin à un conflit qui a fait des milliers de victimes en un demi-siècle est entouré d’une extrême discrétion. Pays garant du processus de paix avec Cuba, la Norvège a refusé de s’exprimer sur le calendrier, se contentant d’indiquer qu’« à ce stade », une conférence de presse conjointe des parties prévue demain était maintenue, sans fournir ni l’horaire ni le lieu. « On nous a demandé de jouer un rôle de facilitateur et nous voulons contribuer autant que possible à instaurer un bon ton, un bon processus pour que les parties se rapprochent le plus possible d’un accord », a expliqué une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Veslemoey Lothe Salvesen. Après leur lancement officiel en Norvège, les discussions doivent se poursuivre à La Havane.
La discrétion est aussi de mise parmi les négociateurs. « Parfois, c’est mieux de ne pas donner de détails pour éviter les spéculations ou de possibles mauvaises interprétations », a indiqué Marco Leon Calarca, un responsable de la délégation des FARC. « On demande aux journalistes de faire preuve de compréhension parce qu’au-delà de l’information, l’important c’est d’avancer dans le processus de paix », a-t-il expliqué.
Depuis son élection en 2010, le président Santos a préparé le terrain d’un accord, avec une loi de restitution des terres spoliées, point crucial pour la guérilla. Outre la question des terres, les négociations vont notamment aborder l’implication des groupes armés dans le trafic de drogue, dossier explosif pour le premier pays producteur de cocaïne au monde. Les autorités devront également régler la question controversée du droit à la représentation politique et la possibilité de réductions de peine pour les guérilleros repentis.
La dernière tentative d’un accord avait échoué il y a 10 ans en 2002, quand le gouvernement avait ordonné la rupture des discussions, estimant que la guérilla avait profité de la démilitarisation d’une partie du territoire pour se renforcer. Cette fois-ci, le président colombien Juan Manuel Santos a exclu un cessez-le-feu pendant la tenue des pourparlers. Dimanche, les rebelles ont détruit à la dynamite deux pylônes électriques dans le nord de la Colombie, dans un département où ont eu lieu plusieurs affrontements avec l’armée colombienne.
(Source : AFP)
Les pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires (FARC) étaient suspendus hier à l’arrivée des représentants de Bogota, officiellement retardés par des intempéries perturbant le trafic aérien dans leur pays. Selon les FARC, les négociations de paix devaient démarrer hier à Oslo, une date qui n’a jamais été confirmée par ailleurs et qui ne pourra de toute façon pas se matérialiser en l’absence de certains protagonistes. « Ils sont toujours à Bogota et je ne sais pas quand ils arriveront », a ainsi déclaré une source proche de la délégation en évoquant les négociateurs du gouvernement. D’après la presse colombienne, des tensions seraient aussi nées de la volonté des FARC d’inclure à la dernière minute une autre représentante dans...
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