Le « débat des vice-présidents » dans le Kentucky n’aura peut-être pas changé l’opinion de nombreux électeurs américains et pourrait même les avoir confortés dans leur choix. Mais démocrates et républicains ont parallèlement trouvé dans la confrontation entre Joe Biden et Paul Ryan des raisons de se réjouir, ou de croire que l’autre camp se fourvoyait plus que jamais dans la mauvaise voie à moins de quatre semaines du scrutin présidentiel du 6 novembre. Si le débat s’est conclu par un match nul, comme semblent le suggérer plusieurs sondages contradictoires publiés dans la foulée, cela équivaut à une victoire pour Joe Biden et son patron, le président Barack Obama, qui avait besoin de stopper l’hémorragie après avoir subi sans contrer les attaques de Mitt Romney lors du premier duel de la campagne le 3 octobre. « Un match nul donne l’avantage au sortant », résume ainsi David Steinberg, professeur de communication à l’université de Miami. Contrastant avec la passivité d’Obama, le ton agressif adopté par Joe Biden a rassuré le camp démocrate qui s’inquiétait de voir ses champions combattre sans passion. Il pourrait aussi préfigurer celui du président sortant lors du deuxième débat contre Romney, mardi à Hempstead dans l’État de New York. Nouveau sur la scène nationale, Paul Ryan a livré une prestation solide et conforté Mitt Romney dans le choix de son colistier. Le président de la commission budgétaire de la Chambre des représentants, qui n’a que 42 ans, s’est largement sorti d’affaire sur les questions de politique extérieure, pourtant l’un des sujets de prédilection de Joe Biden. Mais la vedette du débat était bel et bien Joe Biden. Il a affiché la passion qui manquait à son boss une semaine plus tôt. Ainsi, la prestation de M. Biden pourrait contribuer à une nouvelle inversion de tendance en faveur du président sortant, mais ce sera à Barack Obama de boucler l’affaire lors de ses deux prochains duels, les 16 et 22 octobre. (Source : Reuters)
Le « débat des vice-présidents » dans le Kentucky n’aura peut-être pas changé l’opinion de nombreux électeurs américains et pourrait même les avoir confortés dans leur choix. Mais démocrates et républicains ont parallèlement trouvé dans la confrontation entre Joe Biden et Paul Ryan des raisons de se réjouir, ou de croire que l’autre camp se fourvoyait plus que jamais dans la mauvaise voie à moins de quatre semaines du scrutin présidentiel du 6 novembre.Si le débat s’est conclu par un match nul, comme semblent le suggérer plusieurs sondages contradictoires publiés dans la foulée, cela équivaut à une victoire pour Joe Biden et son patron, le président Barack Obama, qui avait besoin de stopper l’hémorragie après avoir subi sans contrer les attaques de Mitt Romney lors du premier duel de la campagne le 3...
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