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Liban

Flux grandissant de réfugiés syriens à Qaa... insécurité aux frontières

Le commandant en chef de l’armée recevant le coordinateur spécial des Nations unies au Liban, Derek Plumbly.Photo ANI

Le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, a reçu hier à Yarzé le coordinateur spécial des Nations unies au Liban Derek Plumbly, avec lequel il s’est entretenu des récents développements internes et régionaux, sans manquer d’aborder la question des réfugiés syriens.
L’afflux des réfugiés au Liban continue d’augmenter, avec l’accroissement des violences en Syrie.
Environ 400 Syriens venus de villages de la région de Homs (centre), prise d’assaut lundi par l’armée, ont fui vers le Liban ces dernières 24 heures. « Il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont fui les villages près de la ville de Qousseir pris par l’armée ces dernières heures », a indiqué un responsable sécuritaire à l’AFP. Beaucoup de ces villageois ont traversé la frontière toute proche à pied, alors que d’autres sont venus en motos ou à dos d’âne, rapporte l’agence, précisant que le passage est dangereux car une grande partie de la frontière est minée.
« Nous avons fui Nizariyé car l’enfer s’était abattu sur notre village qui est désormais pratiquement vide », a affirmé Qassem al-Masri, 45 ans, arrivé hier à Ersal en moto avec sa femme et ses deux enfants.
En outre, plusieurs ambulances longeaient les routes près de la frontière afin de transporter des blessés évacués au Liban par des proches.
« Comme leurs villages sont près du Liban, beaucoup d’habitants de Qousseir ont de la famille dans la Békaa », a expliqué à l’AFP un journaliste citoyen de Qousseir, joint par Internet.

Qaa...
« La route est dangereuse, spécialement pour les familles avec des enfants. C’est pourquoi les gens restent le plus longtemps possible, avant de se décider à fuir. Mais maintenant que l’armée entre dans le village, c’est impossible de rester. Il y a trop de violence », a expliqué Hussein.
Dans la région de Qaa, au nord-est de la Békaa, limitrophe de la Syrie, la pression accrue de l’armée syrienne régulière sur les membres de l’Armée syrienne libre provoque également un afflux grandissant de réfugiés fuyant les villages syriens avoisinants. Hier, l’armée libanaise a déployé des unités supplémentaires aux frontières et dressé des barrages dans la région de Qaa.
Rappelons qu’au 5 octobre, au moins 85 000 réfugiés syriens recevaient l’assistance de l’ONU au Liban.
Le bureau du haut commissaire de l’ONU aux Réfugiés à Beyrouth a indiqué qu’il vérifiait les derniers chiffres.
Dans ce cadre, le député du bloc du Futur Kazem Kheir a adressé hier à la communauté internationale un nouvel appel à « intervenir pour aider les réfugiés syriens au Liban, que ce soit par des aides économiques, ou par la protection autant des citoyens libanais que des réfugiés syriens au Liban ». C’est en effet la sécurité aux frontières qui reste l’enjeu le plus important, puisque les bombardements syriens des villages libanais s’intensifient, comme c’est le cas actuellement dans la région de Abboudiyeh, à la frontière nord.
Le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, a reçu hier à Yarzé le coordinateur spécial des Nations unies au Liban Derek Plumbly, avec lequel il s’est entretenu des récents développements internes et régionaux, sans manquer d’aborder la question des réfugiés syriens.L’afflux des réfugiés au Liban continue d’augmenter, avec l’accroissement des violences en Syrie. Environ 400 Syriens venus de villages de la région de Homs (centre), prise d’assaut lundi par l’armée, ont fui vers le Liban ces dernières 24 heures. « Il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont fui les villages près de la ville de Qousseir pris par l’armée ces dernières heures », a indiqué un responsable sécuritaire à l’AFP. Beaucoup de ces villageois ont traversé la frontière toute proche à pied,...
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