Nagib Mikati conférant avec l’ambassadeur Paoli. Photo Dalati et Nohra
L’ambassadeur de France Patrice Paoli a réitéré la position de son pays, qui soutient « sans ambages » la politique libanaise de distanciation par rapport aux crises régionales « et, plus particulièrement, le conflit syrien ». Le diplomate s’exprimait à l’issue d’un entretien au Sérail avec le Premier ministre, principalement axé sur la prochaine visite officielle de M. Mikati à Paris. M. Paoli a également évoqué le Salon du livre francophone de Beyrouth, « le deuxième du monde », qui se tiendra dès le 25 octobre et qui accueillera cette année une très inédite réunion du jury du prix Goncourt – une première mondiale.
Le PM a en outre reçu une délégation des organismes économiques emmenée par Adnane Kassar et Jacques Sarraf avec lesquels il a évoqué la table de dialogue socio-économique qui se tiendra bientôt. Il s’est ensuite entretenu avec le ministre des Télécommunications, Nicolas Sehnaoui.
Signalons par ailleurs que M. Mikati présidera la délégation libanaise au sommet de la francophonie qui aura lieu les 12, 13, et 14 octobre à Kinshasa. Il sera accompagné par le vice-président du Conseil Samir Mokbel et les ministres Marwan Charbel, Nicolas Nahas et Ali Hassan Khalil. Khalil Karam, le conseiller de Michel Sleiman pour la Francophonie, et Saad Zakhia, l’ambassadeur libanais en République démocratique du Congo, y seront egalement présents. Une intervention de M. Mikati est prévue durant le sommet qui sera principalement axé sur des sujets liés à la francophonie ainsi qu’aux problèmes relatifs à l’Afrique (Mali, Madagascar, RDCongo, etc) et au Moyen-Orient.
Avant Baabda, l’escale au palais Bustros
Le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour a reçu hier une copie des lettres de créance des nouveaux ambassadeurs de Cuba, d’Oman, du Kenya et du Népal. Comme le veut la coutume, ces quatre diplomates remettront les originales bientôt au chef de l’État Michel Sleiman.
La question de Majdalani sur le Hezb
« Le Hezbollah traite le peuple syrien comme il le fait avec l’État hébreu... Pire encore : aujourd’hui, les choses se sont inversées et le premier ennemi du Hezb, c’est justement ce peuple de Syrie... Ces opérations militaires jihadistes auprès du régime de Bachar el-Assad sont totalement inacceptables », s’est insurgé hier le député haririen de Beyrouth Atef Majdalani, en se demandant « où en est le Hezbollah par rapport à la distanciation et à la neutralité du Liban ». M. Majdalani a en outre estimé que « seule une personne remplit son devoir face à son pays, avec un beau sens des responsabilités : c’est le président Sleiman. Aucun autre en poste ne peut se targuer de la moindre once de responsabilité », a-t-il ajouté.
Chez Sleiman...
Journée chargée hier au palais de Baabda. Le chef de l’État Michel Sleiman a ainsi reçu, tour à tour, le ministre de l’Environnement Nazem el-Khoury ; le ministre de la Santé Ali Hassan Khalil ; l’ancien ministre Talal Meraabi, qui va lancer bientôt un nouveau parti, celui de la Décision libanaise ; l’ancien ministre Khalil Hraoui ; l’ancien député Abdallah Hanna, et enfin le commandant en chef de l’armée Jean Kahwagi, avec lequel il a évoqué la situation sécuritaire en général et le long de la frontière nord en particulier.

