Netanyahu annonce des élections anticipées début 2013
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mardi la tenue d’élections anticipées qui pourraient avoir lieu dans les trois mois.
Dans une allocution à la télévision, le chef du gouvernement a dit être arrivé à la conclusion que les différentes composantes de son gouvernement ne pourraient s’entendre sur le projet de budget en cours d’examen.
« À ce stade, face à l’agitation qui nous entoure en matière de sécurité et sur le plan économique, il est de mon devoir de Premier ministre de placer l’intérêt national au-dessus de toute autre considération. J’ai par conséquent décidé, pour le bien d’Israël, d’organiser des élections dès maintenant et aussi vite que possible », a-t-il déclaré.
Le scrutin qui, selon les observateurs, pourrait avoir lieu en janvier ou février aura pour thèmes principaux les tensions avec l’Iran et la situation économique intérieure. Il ne devrait toutefois pas influer sur le calendrier d’un éventuel recours à la force contre les installations nucléaires de la République islamique.
Processus de paix
Abbas dit oui aux Européens
Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé hier aux représentants de l’Union européenne (UE) accepter les déclarations européennes sur le processus de paix comme base de reprise des négociations avec Israël.
Le président Abbas a exprimé aux ambassadeurs et représentants de l’UE, lors d’une rencontre à Ramallah, son « accord pour que les communiqués de l’Union européenne sur notre cause servent de base à un retour aux négociations » de paix avec Israël, selon un communiqué diffusé par l’agence officielle WAFA, en référence notamment au gel de la colonisation israélienne. « Nous espérons que vous transmettrez à vos gouvernements notre appréciation pour ces déclarations, que nous utiliserons dans la rédaction du projet de résolution palestinien qui sera présenté aux Nations unies pour obtenir le statut d’État non membre à l’Assemblée générale de l’ONU », a ajouté M. Abbas.
« Nous sommes ouverts au dialogue avec toutes les parties internationales sur la formulation de la demande palestinienne et un comité arabe a été formé pour rédiger le projet de résolution qui devrait être soumis à l’ONU en novembre. Quand nous aurons obtenu le statut d’État non membre à l’Assemblée générale, nous serons prêts à revenir à la table des négociations avec la partie israélienne pour discuter de toutes les questions de statut final », a assuré M. Abbas, réaffirmant que la démarche visait à « préserver la solution à deux États ».
Libye
Tripoli veut juger Seif el-Islam
Tripoli dispose d’assez de preuves pour juger Seif el-Islam Kadhafi en Libye pour crimes contre l’humanité, a assuré hier devant la Cour pénale internationale (CPI) la Libye, qui dispute à la cour le droit de juger le fils de Mouammar Kadhafi.
« L’enquête en Libye a déjà produit des résultats considérables », a déclaré Philippe Sands, avocat de la Libye, lors d’une audience devant la CPI destinée à décider qui de la cour ou de la Libye jugera le seul fils de Mouammar Kadhafi à être détenu. « Il y a une grande quantité de preuves qui constitueront un acte d’accusation identique à celui présenté par le procureur de la CPI », a-t-il ajouté, affirmant que les autorités libyennes peuvent prouver que Seif el-Islam Kadhafi a ordonné de tirer à balles réelles sur des manifestants lors de la révolte populaire ayant mené, après l’intervention militaire occidentale, à la chute du régime en 2011.
Égypte
Manifestation à la mémoire des coptes tués en 2011
Une manifestation s’est tenue hier au Caire à la mémoire des 28 personnes tuées il y a un an jour pour jour lorsqu’une manifestation de coptes a été violemment réprimée par les forces de l’ordre.
L’Union des jeunes de Maspero, qui rassemble des militants coptes, a appelé à défiler « pour le premier anniversaire du massacre de Maspero », du nom du secteur connu sous ce nom dans le centre du Caire et où ont eu lieu les violences, juste devant le bâtiment de la télévision d’État. « La seule demande politique en cette journée est de réclamer justice pour les martyrs et que les criminels impliqués dans ce massacre soient jugés », indique le groupe sur Facebook. « Les autorités égyptiennes ont échoué à mener une enquête impartiale et indépendante sur les circonstances des violences et à amener les responsables à rendre des comptes », selon l’ONG Amnesty International, d’après qui le bilan final est de 28 morts et de centaines de blessés.
L’amnistie signée par Morsi « positive mais pas suffisante »
La décision du président égyptien Mohammad Morsi d’amnistier les personnes arrêtées pour « soutien à la révolution » de l’an dernier est un pas positif, mais la vague formulation du décret pourrait en exclure certains, ont estimé hier des défenseurs des droits de l’homme.
« C’est une très bonne décision, mais la distinction entre un détenu politique et un criminel est fondamentalement problématique », a ainsi affirmé Heba Morayef, de Human Rights Watch, relevant que le décret « laisse la porte ouverte (aux autorités) pour dire : ceux-là ne sont pas des révolutionnaires ». Cette amnistie « est un pas dans la bonne direction mais n’est pas suffisante », selon le militant Wael Khalil, qui estime que M. Morsi aurait dû ordonner que ceux reconnus coupables de crimes soient rejugés. « C’est ce qu’il aurait fallu faire », renchérit Mme Morayef.


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