Regonflé par sa surprenante victoire à Tokyo, le Japonais Kei Nishikori ambitionne désormais de s’immiscer dans le top 10 des meilleurs joueurs mondiaux de tennis.
Le joueur de 22 ans a estimé, dans un entretien à Reuters, que le fait d’avoir surmonté la pression écrasante de jouer devant son public lui ouvrait de nouvelles perspectives, y compris celle de s’immiscer dans le top 10 mondial.
« Je pense qu’il est possible de gagner un tournoi du grand chelem », a-t-il dit, peu après avoir battu le Canadien Milos Raonic, qui avait lui-même éliminé en demi-finales l’Écossais Andy Murray, troisième joueur mondial.
« Cette semaine, j’ai sans doute joué le meilleur tennis de ma vie. Mon objectif est désormais d’intégrer le top 10. »
Déjà élevé au rang de superstar dans son pays, le Japonais gravit petit à petit les échelons dans la hiérarchie du tennis mondial. Il est passé hier au 15e rang au classement ATP, soit deux rangs gagnés par rapport à la semaine dernière.
Il avait fini la saison dernière à la 25e place.
« Gagner un tournoi 500 au Japon a une signification particulière. Jusqu’à présent, je n’avais jamais bien joué au Japon. (...) Il y avait énormément de pression », a-t-il dit, comme pour justifier ses précédents résultats à Tokyo.
Plus près du quatuor de tête
« Je crois que je manquais de force mentale. C’est incroyable d’avoir réussi à dépasser cette barrière en jouant mon meilleur tennis. Je n’arrive toujours pas à y croire. »
Le titre empoché à Tokyo est le deuxième dans la carrière de Kei Nishikori. Le précédent, remporté à Delray Beach aux États-Unis, était vieux de quatre ans. À l’époque, il n’avait que 18 ans et pointait au 244e rang mondial.
« L’objectif de cette année était de gagner un titre sur le circuit (...). Dorénavant, J’essaierai de gagner un Masters 1000. J’ai atteint les demi-finales l’année dernière à Shanghai », a-t-il dit.
La victoire est d’autant plus savoureuse pour Kei Nishikori qu’il avait bien cru, en 2009, que sa carrière allait s’arrêter prématurément, la faute à une blessure qui a sérieusement écourté sa saison. Depuis, il a accroché à son tableau de chasse des joueurs comme Jo-Wilfried Tsonga à l’Open d’Australie en début d’année ou le Tchèque Tomas Berdych cette semaine, mais pas encore l’un des membres du quatuor Federer-Djokovic-Nadal-Murray.
« Le fait de gagner l’Open du Japon m’a donné l’impression que je me rapprochais d’eux. »
« Je suis encore assez loin de gagner un titre en grand chelem. Au cours des deux ou trois prochaines années, je dois renforcer mes qualités athlétiques pour résister à sept matches en cinq manches », a-t-il estimé.
« D’abord devenir plus puissant, ensuite être plus régulier dans mon jeu. Une fois que j’aurai combiné ces deux choses, alors j’aurai une chance de gagner un tournoi du grand chelem. »
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