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Sport

Manchester City fâché avec l’Europe

Les stars de Manchester City ont décidément du mal à franchir la marche : déjà éliminés l’an passé dès la première phase de la Ligue des champions, les « Citizens » sont menacés de subir le même sort cette saison après leur match nul à domicile mercredi contre Dortmund (1-1).
Les chances du champion d’Angleterre auraient même été pratiquement réduites à néant sans une performance extraordinaire de leur gardien Joe Hart, qui s’est racheté de son erreur fatale à Madrid lors de la première journée (2-3), et un penalty chanceux offert à Balotelli à la dernière minute.
« Nous n’avons pas bien joué et nous ne méritions probablement pas de prendre ce point », a reconnu l’entraîneur Roberto Mancini, dont l’équipe a fait pâle figure face à la vitesse des Allemands.
L’entraîneur a affirmé qu’il « savait où se trouvait le problème » et qu’il allait « le résoudre rapidement », mais n’a pas donné la clé de l’énigme.
L’excuse de l’inexpérience, invoquée sans conviction par Roberto Mancini, est irrecevable car le Borussia, avec huit joueurs sur onze titulaires âgés de 24 ou moins, dont les excellents Gotze (20 ans) et Gundogan (21 ans), était de très loin la plus jeune des deux équipes.
Les Nasri, Clichy, Aguëro, Silva ou Balotelli n’ont pas découvert la Ligue des champions en bleu ciel et Touré l’a même gagnée avec Barcelone.
Le premier responsable de ces difficultés est bien sûr le sort qui a placé City dans un groupe extraordinairement relevé avec les champions d’Espagne, d’Allemagne et des Pays-Bas, mais pour un club dont l’ambition est de dominer l’Europe, l’argument n’est plus suffisant.
Au vu des propos tenus à chaud par Mancini, c’est plutôt l’attitude des joueurs qui serait en cause. « Pour gagner en Ligue des champions, il faut courir plus et se battre, comme l’a fait le Borussia », a dit l’Italien, suggérant que certains de ses hommes avaient tendance à se reposer sur leurs lauriers.
Ce manque d’engagement explique-t-il la porosité de la défense mancunienne ? En tout cas, City a encaissé au moins un but à chacun des dix matches disputés cette saison toutes compétitions confondues, pour un total considérable de 18 qui aurait pu gonfler encore plus mercredi à l’Etihad Stadium.
C’est d’autant plus étonnant que la défense de Manchester City avait été la meilleure de Premier League l’an passé (29 buts encaissés en 38 journées) avec en son centre le très solide Belge Vincent Kompany, moins rassurant ces derniers temps.
Les renforts défensifs de l’été, le Brésilien Maicon (Inter), le jeune Serbe de 19 ans Nastasic (Fiorentina) et l’Anglais Jack Rodwell (Everton), auteur de la passe décisive... à l’Allemand Reus face au Borussia, semblent avoir eu un effet contre-productif, comme les expériences de Mancini avec la formation 3-5-2.
En championnat d’Angleterre, City, quatrième à quatre points du leader Chelsea, a limité les dégâts sans convaincre et n’a rien compromis de ses chances. En Ligue des champions en revanche le temps presse, et tout autre résultat qu’une victoire dans deux semaines à Amsterdam contre l’Ajax signifierait la fin presque certaine de ses espoirs de qualification pour les huitièmes de finale.
Les stars de Manchester City ont décidément du mal à franchir la marche : déjà éliminés l’an passé dès la première phase de la Ligue des champions, les « Citizens » sont menacés de subir le même sort cette saison après leur match nul à domicile mercredi contre Dortmund (1-1).Les chances du champion d’Angleterre auraient même été pratiquement réduites à néant sans une performance extraordinaire de leur gardien Joe Hart, qui s’est racheté de son erreur fatale à Madrid lors de la première journée (2-3), et un penalty chanceux offert à Balotelli à la dernière minute.« Nous n’avons pas bien joué et nous ne méritions probablement pas de prendre ce point », a reconnu l’entraîneur Roberto Mancini, dont l’équipe a fait pâle figure face à la vitesse des Allemands.L’entraîneur a affirmé...
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