La Chine, où ne retombe pas la colère après la nationalisation par le Japon d’un petit archipel disputé, a de nouveau accusé Tokyo de « violation flagrante de l’intégrité chinoise » lors d’une rencontre tendue entre les diplomates en chef des deux pays. Yang Jiechi, ministre chinois des Affaires étrangères, et son homologue nippon Koichiro Gemba se sont en effet rencontrés mardi soir à l’ONU à New York pour évoquer la crise en mer de Chine orientale. La forte irritation de Pékin est alimentée par le refus de Tokyo de revenir sur sa récente décision de nationaliser des îlots dans cette région maritime revendiquée par les deux géants asiatiques. Le petit archipel au centre de la dispute territoriale est appelé par la Chine Diaoyu, tandis que le Japon le nomme Senkaku. Selon l’agence japonaise Kyodo, le ministre japonais a invité la Chine à faire preuve de retenue et M. Gemba a également indiqué à des journalistes que l’ambiance de la rencontre avait été « sombre ». Cette rencontre fait suite à des entretiens au niveau ministériel à Pékin mardi qui n’avaient permis de faire aucun progrès apparent.
Conséquences Hier d’ailleurs, les constructeurs d’automobiles japonais Toyota et Nissan ont annoncé réduire leur production en Chine à cause des tensions sino-japonaises qui pèsent sur les achats de voitures nippones. De leur côté, les Philippines ont promis hier des avantages fiscaux aux entreprises japonaises qui souhaiteraient partir de Chine et relocaliser leurs opérations en raison des tensions sino-nipponnes qui perturbent les échanges entre les deux pays et inquiètent les investisseurs. Le sous-secrétaire d’État philippin au Commerce, Cristino Panlilio, a précisé que le gouvernement cherchait à faire venir 15 entreprises nippones. « Ce n’est pas que nous voulons tirer avantage du malheur des autres, mais nous essayons d’être pragmatiques et d’aider les Japonais », a-t-il dit à la presse. « Nous avons transmis des consignes en ce sens à nos attachés commerciaux pour qu’ils approchent ces entreprises japonaises, à la fois en Chine et au Japon », a-t-il ajouté sans nommer ces firmes. Pour les séduire, Manille propose des incitations fiscales et met en avant la qualification de la main-d’œuvre philippine, la stabilité économique et les efforts du président Benigno Aquino pour éradiquer la corruption. Outre les tensions diplomatiques, a insisté M. Panliliola, la hausse du coût du travail en Chine rend les Philippines particulièrement intéressantes alors que l’essor industriel chinois a entravé le développement de l’archipel philippin ces dernières décennies. (Source : AFP)
La Chine, où ne retombe pas la colère après la nationalisation par le Japon d’un petit archipel disputé, a de nouveau accusé Tokyo de « violation flagrante de l’intégrité chinoise » lors d’une rencontre tendue entre les diplomates en chef des deux pays. Yang Jiechi, ministre chinois des Affaires étrangères, et son homologue nippon Koichiro Gemba se sont en effet rencontrés mardi soir à l’ONU à New York pour évoquer la crise en mer de Chine orientale. La forte irritation de Pékin est alimentée par le refus de Tokyo de revenir sur sa récente décision de nationaliser des îlots dans cette région maritime revendiquée par les deux géants asiatiques. Le petit archipel au centre de la dispute territoriale est appelé par la Chine Diaoyu, tandis que le Japon le nomme Senkaku.Selon l’agence japonaise Kyodo, le...
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