Nadal posant avec un jeu de cartes à son effigie, le représentant en tant que roi (K), et avec ses trophées de grand chelem. Paul Hanna/Reuters
Même dans les cas les plus extrêmes, Rafael Nadal a toujours su rebondir. La maladie de Hoffa (boule graisseuse située derrière le tendon rotulien), qui lui a été diagnostiquée cette année, est un coup dur de plus pour le Majorquin mais elle ne devrait pas l’empêcher de revenir sur le circuit.
Les médecins du joueur estiment même que les tendons de ce dernier n’ont pas été aussi solides depuis longtemps. En fait, le mal est plus long que grave à soigner. La question n’est donc pas de savoir si Nadal va rejouer, mais quand il en sera capable. « La situation est très claire dans ma tête : je dois d’abord me soigner complètement, être parfaitement rétabli avant de décider où et quand rejouer. Je reviendrai seulement quand je serai à 100 %. Je ne veux pas aller sur le court avec des doutes permanents sur mon physique », a-t-il expliqué à une poignée de journalistes présents à Madrid à l’occasion d’une invitation de son nouveau sponsor, un site de poker en ligne.
Objectif Open d’Australie 2013
Au cours de cette entrevue, le Majorquin, qui a fini Roland-Garros sous infiltrations, confie qu’il n’a toujours pas « retouché la raquette » depuis son élimination au deuxième tour de Wimbledon (fin juin) face à Lukas Rosol. Son programme quotidien : un kilomètre de natation, travail en salle et traitement médical. Le chemin s’annonce donc encore long, et Nadal semble d’ailleurs avoir déjà tiré un trait sur la saison 2012. « Mon but, c’est de commencer la prochaine saison en parfaite condition, à Doha puis à l’Open d’Australie. »
Il semble d’ores et déjà certain qu’il fera l’impasse sur la tournée indoor, qui ne lui a de toute façon jamais réussie (aucune victoire à Bercy ou au Masters). D’autant que la surface (en dur) est traumatisante pour les genoux. Seule la finale de la Coupe Davis, que l’Espagne disputera du 16 au 18 novembre prochain en République tchèque, le fait encore hésiter. « Je ne sais pas si je serai compétitif pour cette finale. Mais mon esprit ne va pas plus loin que demain. Je ne peux rien prédire (...) Il y a de fortes chances pour que je ne sois pas le meilleur joueur pour l’Espagne dans deux mois. » Reste qu’en aucun cas Nadal ne songe à la retraite. « Ce n’est pas le bon moment pour moi. J’ai encore quelques années de carrière », répond-il quand on lui demande s’il a envie de devenir père. Patient, l’ancien n° 1 mondial reste confiant quant à sa capacité à retrouver son meilleur niveau.

