M. Obama, selon la Maison-Blanche, répétera à l’ONU son rejet de la vidéo islamophobe, tout en soulignant que la violence « n’est jamais acceptable ». Il fera aussi passer un message clair : « Les États-Unis ne se mettront pas en retrait, nous ferons rendre des comptes à ceux qui s’en prennent aux Américains, et nous prendrons position sans équivoque pour les valeurs démocratiques », a précisé un de ses porte-parole, Tommy Vietor. M. Obama s’exprimera à la tribune de l’ONU demain matin. Il est ensuite attendu devant la réunion de la « Clinton Global Initiative » (CGI), l’ONG de l’ancien président Bill Clinton, qui a apporté un soutien franc à son successeur dans la campagne présidentielle, mais qui a également invité devant son organisation M. Romney. Signe d’un programme allégé dans la dernière ligne droite avant le 6 novembre, M. Obama n’a a priori pas prévu de s’entretenir avec des chefs d’État ou de gouvernement en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. En 2011, il avait rencontré une dizaine d’entre eux dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. MM. Obama et Netanyahu ne se verront pas dans l’immédiat malgré le souhait des Israéliens, la Maison-Blanche ayant invoqué l’incompatibilité de leurs programmes. La première rencontre entre le président et son nouvel homologue égyptien, Mohammad Morsi, n’aura finalement pas lieu non plus à New York.
L’Afghanistan zappé...
Le bilan de politique étrangère de M. Obama s’est invité dans la campagne, M. Romney lui reprochant d’être faible face aux ennemis des États-Unis, surtout l’Iran, et de ne pas avoir suffisamment soutenu Israël. Mais au contraire de l’économie, la politique étrangère, un domaine où M. Obama domine son adversaire dans les sondages, n’est pas considérée comme un facteur décisif pour une élection américaine, sauf en cas de crise majeure. Toutefois, en s’adressant au monde sans s’aliéner ses électeurs, « M. Obama va devoir faire attention de ne pas apparaître comme quelqu’un qui s’excuse, parce que c’est ce qui lui est reproché par la campagne de M. Romney », selon M. Patrick. La Maison-Blanche a cherché à devancer toute critique républicaine en assurant que « les États-Unis sont évidemment dans une situation plus forte que lorsque (M. Obama) a pris ses fonctions ». Le porte-parole a en particulier cité « le renforcement des alliances, la fin de la guerre en Irak et les coups dévastateurs portés à el-Qaëda » à l’actif du président sortant. Mais la grande absente du débat électoral, reste la guerre en Afghanistan. Malgré 70 000 militaires sur le terrain et plus de 2 000 morts, cette guerre est ignorée tant par M. Obama que par M. Romney. Il semble ainsi, face au poids des questions économiques, aux attaques personnelles et aux gaffes, que les soldats américains tombés en Afghanistan pèsent peu.
Par ailleurs à New York, M. Obama participera aujourd’hui à l’émission télévisée « The View » visant un public féminin : convaincre les femmes, qui représentent 53 % du corps électoral et dont 56 % avaient voté pour lui en 2008, sera l’une des clés du scrutin.
(Source : AFP)


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