Les policiers de Benghazi refusent de servir sous les ordres de l’homme nommé par le gouvernement pour superviser la sécurité dans la grande ville de l’Est libyen depuis l’attaque qui a coûté la vie à l’ambassadeur des États-Unis le 11 septembre. Salah Doghman, nommé par Tripoli pour remplacer à la fois le chef de la police de Benghazi et le vice- ministre de l’Intérieur en charge de la Cyrénaïque, à l’est du pays, a prévenu qu’il ferait appel à l’armée s’il n’était pas en mesure de faire son travail. Les deux responsables, le policier Hussein bou Ahmeida et le vice-ministre Wanis al-Charif, ont été limogés par le ministère de l’Intérieur après l’attaque du consulat américain. Mais l’un comme l’autre n’ont pas quitté leur poste. Les policiers locaux estiment que les deux hommes sont des boucs émissaires et menacent de démissionner en masse s’ils sont contraints au départ. « C’est la pagaille, a déclaré Salah Doghman. Quand on va au siège de la police, on découvre qu’il n’y a pas un seul policier. Les personnes en charge ne sont pas à leur bureau. Ils refusent de me laisser prendre mes fonctions. » « J’ai un document. J’ai une déclaration du ministre lui-même. Si je ne prends pas ces deux postes, les gens ne respecteront pas le gouvernement », a-t-il ajouté. Benghazi, berceau de la révolution libyenne de 2011, abrite de nombreux groupes armés, y compris des islamistes qui proclament ouvertement leur hostilité à la démocratie et à l’Occident. (Source : Reuters)
Les policiers de Benghazi refusent de servir sous les ordres de l’homme nommé par le gouvernement pour superviser la sécurité dans la grande ville de l’Est libyen depuis l’attaque qui a coûté la vie à l’ambassadeur des États-Unis le 11 septembre. Salah Doghman, nommé par Tripoli pour remplacer à la fois le chef de la police de Benghazi et le vice-ministre de l’Intérieur en charge de la Cyrénaïque, à l’est du pays, a prévenu qu’il ferait appel à l’armée s’il n’était pas en mesure de faire son travail. Les deux responsables, le policier Hussein bou Ahmeida et le vice-ministre Wanis al-Charif, ont été limogés par le ministère de l’Intérieur après l’attaque du consulat américain. Mais l’un comme l’autre n’ont pas quitté leur poste. Les policiers locaux estiment que les deux hommes sont...
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