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Moyen Orient et Monde - Asie-Pacifique

Washington veut rassurer Pékin

La nouvelle stratégie militaire de Washington, qui fait de l’Asie sa priorité, ne vise pas à endiguer le développement de la Chine, mais à « étendre son rôle », a assuré hier à Pékin le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, face à un public d’officiers de l’Armée populaire de libération. « Notre rééquilibrage dans la région Asie-Pacifique n’est pas une tentative de contenir la Chine. C’est une tentative d’approfondir les relations avec la Chine et d’étendre son rôle dans le Pacifique », a-t-il ainsi déclaré, précisant qu’il s’agit « de forger un nouveau modèle dans la relation entre deux puissances du Pacifique ».
Ces commentaires destinés à rassurer Pékin interviennent dans un contexte de fortes tensions entre la Chine et le Japon, allié des États-Unis, au sujet d’un petit archipel de mer de Chine méridionale dont les deux rivaux asiatiques se disputent la propriété. Plus largement, même si les contacts militaires entre la Chine et les États-Unis sont officiellement en voie d’amélioration, la visite de M. Panetta s’inscrit dans un contexte de défiance sino-américaine à bien des égards accrue. Au cours de cette visite de trois jours à Pékin, il a rencontré hier le vice-président Xi Jinping, appelé à prendre les rênes de la Chine au tournant 2012/2013. C’était la première rencontre du genre pour Xi Jinping après sa disparition inexpliquée début septembre. L’annulation de plusieurs rencontres de ce type au début du mois avait suscité de nombreuses rumeurs sur son état avant le congrès du PC d’octobre. « Franchement, je l’ai trouvé en très bonne santé et très alerte », a commenté le chef du Pentagone. M. Panetta a également insisté sur le rôle que doivent jouer les États-Unis et la Chine, les deux premières économies de la planète, pour désamorcer les tensions régionales. « Notre objectif est d’assurer qu’aucune dispute ou mésentente puisse s’aggraver jusqu’à des tensions non souhaitées, voire un conflit », a-t-il affirmé. Au sujet du petit archipel en mer de Chine orientale, appelé Senkaku par le Japon et Diaoyu par la Chine, il avait fait part à Tokyo de son « inquiétude » et appelé à une résolution diplomatique de cette dispute territoriale.
Petit amas de rochers déserts perdus en pleine mer ou eldorado pétrolier sous-marin ? Le minuscule archipel alimente les fantasmes autant qu’il provoque aujourd’hui les graves frictions entre Pékin et Tokyo. Toutefois, la Chine a pris des mesures hier pour calmer les manifestations antijaponaises, après quatre jours de troubles. Le futur
n° 1 chinois, Xi Jinping, a cependant dénoncé la décision du Japon de racheter les îles, objet du différend, en la qualifiant de grotesque et demandé à Tokyo de se contrôler. Par ailleurs, 14 navires gouvernementaux chinois croisent désormais près de l’archipel disputé, ont indiqué les gardes-côtes japonais. Les 11 navires arrivés mardi ont été rejoints hier par trois navires supplémentaires. La tension reste donc vive autour de l’archipel. Selon le quotidien japonais Asahi Shimbun, les gardes-côtes nippons auraient envoyé sur zone une cinquantaine de navires, mais un porte-parole de ce corps a refusé de confirmer cette information, invoquant des « raisons de sécurité ».
En outre, le site Internet du ministère japonais des Affaires intérieures et de la Communication ainsi que 18 autres sites nippons ont été ciblés ces derniers jours par des attaques pirates apparemment chinoises, ont annoncé les autorités nippones. Sur la plupart de ces sites sont apparus des messages proclamant la propriété chinoise sur l’archipel, objet du conflit. La tension continue d’avoir des répercussions sur le monde sportif, avec le retrait d’athlètes japonais du Tour de Chine cycliste et d’une épreuve de Coupe du monde de tennis de table. Mardi, la Chine avait retiré ses joueurs d’un tournoi de badminton en cours au Japon. En soirée enfin, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est déclaré « de plus en plus inquiet des tensions croissantes » et a invité les deux pays à « résoudre pacifiquement » leur différend.

(Source : agences)
La nouvelle stratégie militaire de Washington, qui fait de l’Asie sa priorité, ne vise pas à endiguer le développement de la Chine, mais à « étendre son rôle », a assuré hier à Pékin le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, face à un public d’officiers de l’Armée populaire de libération. « Notre rééquilibrage dans la région Asie-Pacifique n’est pas une tentative de contenir la Chine. C’est une tentative d’approfondir les relations avec la Chine et d’étendre son rôle dans le Pacifique », a-t-il ainsi déclaré, précisant qu’il s’agit « de forger un nouveau modèle dans la relation entre deux puissances du Pacifique ».Ces commentaires destinés à rassurer Pékin interviennent dans un contexte de fortes tensions entre la Chine et le Japon, allié des États-Unis, au sujet...
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