Le président soudanais Omar el-Béchir et son homologue égyptien Mohammad Morsi, hier au Caire. Khaled Desouki/AFP
Le président Béchir a examiné avec son homologue égyptien les « moyens de renforcer leurs relations et passé en revue les derniers événements dans le monde arabe et au Moyen-Orient », a indiqué l’agence officielle MENA. Des ministres des deux pays ont participé aux entretiens. Le Caire et Khartoum ont été touchés ces derniers jours par de violentes manifestations provoquées par la diffusion d’extraits d’un film de piètre qualité, réalisé aux États-Unis, dénigrant l’islam et le prophète Mohammad.
Avant le voyage de M. Béchir, Amnesty International avait appelé l’Égypte à retirer l’invitation qu’elle avait adressée au leader soudanais, et avait appelé les autorités égyptiennes à « l’arrêter s’il se rend au Caire ». « Si l’Égypte accueille Omar el-Béchir, elle deviendra un havre de paix pour des auteurs présumés de génocide », a estimé Marek Marczynski, directeur de la campagne de justice internationale à Amnesty.
Le président soudanais est depuis 2009 sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis à l’encontre des habitants du Darfour, une région de l’ouest du Soudan. Dans le passé, l’Égypte n’a pas tenu compte de ces mandats d’arrêt, le président soudanais se rendant au Caire en 2009, quelques semaines après le lancement du mandat, et en 2011 pour rencontrer les militaires au pouvoir pendant la période de transition après la chute de Hosni Moubarak.
(Source : AFP)



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