Rechercher
Rechercher

Économie

La solidarité s’organise pour la rentrée scolaire

De nombreuses familles portugaises, dont les revenus ont fondu en raison de la crise, auront au moins réussi cette année à réduire les inévitables dépenses de la rentrée grâce à une initiative inédite d’échange de livres scolaires. Dans l’arrière-boutique d’une supérette de Lisbonne, où sont entreposés des centaines de livres dans des cagettes en plastique, classés par niveau scolaire, parents et élèves espèrent dénicher un maximum de manuels gratuits. « J’ai trois enfants. Rien que le budget en livres s’élève à près de 500 euros. À cela, il faut ajouter les fournitures scolaires. Trouver quelques livres gratuits, c’est une aide très précieuse », affirme Dora Santos, qui repart avec six manuels, réalisant une économie estimée « à environ 70 euros ».
À l’instar de ce petit supermarché, plus d’une centaine de boutiques, pharmacies, fleuristes ou sièges d’associations au Portugal ont réservé un espace à la collecte et échanges de livres. Au Portugal, la plupart des élèves doivent acheter leurs manuels scolaires dès l’école primaire, ce qui représente un budget de 300 euros en moyenne par étudiant. Seul un nombre limité de familles, aux revenus les plus bas, peuvent bénéficier d’une bourse pour la rentrée. Ce système de troc est né l’été dernier d’une idée d’Henrique Cunha, un professeur de mathématiques en cours particuliers de Porto, qui a lancé une page Facebook où les internautes peuvent faire connaître leurs besoins en manuels scolaires et les livres qu’ils peuvent échanger. L’étudiant se rend ensuite dans un point relais pour procéder à l’échange des manuels.
Face au succès de cette initiative, l’idée a essaimé cette année dans le reste du pays en crise. « J’avais entendu parler de ce projet l’année dernière et il m’a semblé que dans le contexte économique difficile, c’était intéressant de le reproduire ici », a expliqué Armando Santos, responsable d’un centre de soutien scolaire dans la banlieue de Lisbonne, qui participe également à l’initiative. « Certaines familles n’ont pas de livres à échanger. Dans ce cas, elles peuvent quand même repartir avec les livres dont elles ont besoin », précise M. Santos.
De nombreuses familles portugaises, dont les revenus ont fondu en raison de la crise, auront au moins réussi cette année à réduire les inévitables dépenses de la rentrée grâce à une initiative inédite d’échange de livres scolaires. Dans l’arrière-boutique d’une supérette de Lisbonne, où sont entreposés des centaines de livres dans des cagettes en plastique, classés par niveau scolaire, parents et élèves espèrent dénicher un maximum de manuels gratuits. « J’ai trois enfants. Rien que le budget en livres s’élève à près de 500 euros. À cela, il faut ajouter les fournitures scolaires. Trouver quelques livres gratuits, c’est une aide très précieuse », affirme Dora Santos, qui repart avec six manuels, réalisant une économie estimée « à environ 70 euros ».À l’instar de ce petit supermarché,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut