Des policiers sud-africains arrêtant un mineur gréviste, hier à Marikana. Alexander Joe/AFP
La police sud-africaine a effectué hier une descente massive autour de la mine en grève de Marikana, provoquant des heurts qui ont fait plusieurs blessés, dont des femmes, un mois après les 34 morts de la fusillade policière du 16 août. Au lendemain d’un appel du pouvoir à rétablir l’ordre dans ce bassin minier d’où sort plus d’un cinquième de la production mondiale de platine, les foyers d’hébergement et baraquements de mineurs du groupe britannique Lonmin ont été perquisitionnés dans la nuit. Au moins 500 policiers sont intervenus, dans la première opération policière active depuis la fusillade du 16 août, qui avait réveillé les fantômes de la répression de l’époque de l’apartheid. La chaîne d’information eNCA a indiqué que les policiers avaient opéré sans ménagement, « mettant tout sens dessus-dessous », y compris dans les pièces où étaient hébergées des familles. La police a rempli plusieurs camions de bâtons traditionnels et machettes saisis. « Il est nécessaire d’intervenir, car nous sommes arrivés à un point où il faut faire des choix importants, a déclaré le porte-parole de la présidence, Mac Maharaj. Si nous laissons cette situation se développer, l’économie va en souffrir gravement. » « Nous ne privons personne de ses droits », a-t-il ajouté, soulignant que l’intervention respectait le cadre légal et que la violence était du côté des grévistes. « Les gens ont peur. La police a tiré sur des gens innocents qui ne faisaient que se rassembler pour entendre le compte rendu (des négociations de la veille), nous ne savons plus quoi faire ni où nous réunir », a déclaré Molisi Phele, un représentant des grévistes. Dans le ciel de Marikana, un hélicoptère de l’armée assurait des rondes, alternativement avec un hélicoptère de la police. Le porte-parole de la police a assuré qu’aucun soldat n’était engagé sur le terrain, mais qu’un renfort de l’armée n’était pas exclu si besoin. Les employés de Lonmin sont en grève depuis le 10 août pour leurs salaires et le mouvement a été suivi par des mineurs d’autres sociétés du secteur. (Source : AFP)
La police sud-africaine a effectué hier une descente massive autour de la mine en grève de Marikana, provoquant des heurts qui ont fait plusieurs blessés, dont des femmes, un mois après les 34 morts de la fusillade policière du 16 août. Au lendemain d’un appel du pouvoir à rétablir l’ordre dans ce bassin minier d’où sort plus d’un cinquième de la production mondiale de platine, les foyers d’hébergement et baraquements de mineurs du groupe britannique Lonmin ont été perquisitionnés dans la nuit. Au moins 500 policiers sont intervenus, dans la première opération policière active depuis la fusillade du 16 août, qui avait réveillé les fantômes de la répression de l’époque de l’apartheid.La chaîne d’information eNCA a indiqué que les policiers avaient opéré sans ménagement, « mettant tout sens...
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